• Français
  • English
  • bipolarité

    crash.execute() : récit d’un épisode dépressif

    Elle est bien connue de presque tous les bipolaires, certains en faisant l’expérience nettement plus souvent que leurs épisodes (hypo)maniaques et très souvent beaucoup plus longuement. Alors qu’un épisode hypomaniaque peut ne durer que quelques jours, la dépression peut durer des mois. J’en parle en détails dans un article dédié. Je l’ai vécue un nombre incalculable de fois, notamment en raison de la nature à cycles rapides de ma bipolarité, et j’en fais ici le témoignage de l’une d’entre elles.

    illusion.load() : récit d’un épisode hypomaniaque

    Suite à mes articles sur les épisodes du trouble bipolaire, il est temps de les illustrer par un récit vivant et brut. Cet article sera le premier d’une série chronologique de mon vécu de ces cycles bipolaires qui hantent ma vie. L’hypomanie paraît séduisante mais elle représente mon premier danger. Elle me rend productif mais est le premier signal d’alerte. Car de l’hypomanie découle souvent une suite de phases jusqu’au crash final presque inévitable.

    Dépression : symptômes, vécu et interactions avec l’autisme

    Après l’épisode (hypo)maniaque ou l’épisode mixte, débarque la dépression. Quasi systématiquement. Et plus haut on vole, plus le crash final est violent. L’épisode dépressif, c’est l’épisode bipolaire qui parle le plus même aux non-connaisseurs du trouble. La littérature et la science l’ont abordé dans des milliers d’articles. Il est plus connu sous le simple nom de dépression. Entre 15 et 20 % de la population (selon l’INSERM) en fera l’expérience au moins une fois dans sa vie. Elle fait partie intégrante du trouble bipolaire et hante l’existence des personnes qui en souffrent.

    Manie : symptômes, vécu et interactions avec l’autisme

    L’épisode maniaque, c’est pour tous les bipolaires type I la suite logique de l’épisode hypomaniaque. Le sommeil est réduit drastiquement et l’énergie se décuple. La personne semble agir de plus en plus anormalement. Alors que l’hypomanie peut passer plus inaperçue, l’épisode maniaque altère complètement le fonctionnement de la personne bipolaire. La personne semble extrêmement euphorique, rit très facilement, fait des jeux de mots, passe du coq à l’âne, démultiplie les projets, a des idées de grandeur et dans les cas les plus sévères, peut décompenser (psychose).

    Hypomanie : symptômes, vécu et interactions avec l’autisme

    Pour commencer ma série d’articles sur les épisodes du trouble bipolaire, j’ai pensé à vous les conter dans leur ordre chronologique, représentant leur cycle. L’hypomanie, c’est le premier versant euphorique (ou irritable) de cette maladie. Elle mène parfois soit à la manie (dans un trouble bipolaire de type 1), soit à la dépression. C’est l’hypomanie, qui peut se manifester de deux façons drastiquement différentes, qui va nous intéresser dans cet article. J’ai vécu un grand nombre d’épisodes hypomaniaques qui me transformaient en machine à produire, une vraie usine sur pattes. 

    Autisme et bipolarité : une double expérience fréquente mais peu étudiée

    5 à 8% des personnes autistes seraient affectées d’un trouble bipolaire, et pourtant, cette association entre ces deux conditions est très peu évoquée dans la littérature. Lorsqu’on tape « autisme et bipolarité » sur Google, trouver un témoignage peut relever du défi. J’ai participé il y a quelques années à un podcast à ce sujet, livrant une expérience quasi unique, en particulier française. L’idée de ce blog qui aborderait en détail ces deux sujets a ensuite germé peu à peu il y a quelques semaines. Quelques jours plus tard, le projet était en route. 

    La neurodiversité : définition, origine et enjeux

    Judy Singer, une sociologue autiste, a donné naissance à la neurodiversité dans les années 1990. Le concept : reconnaître que la diversité de fonctionnement cognitif fait partie de la diversité humaine au même titre que les diversités sociales, culturelles, ou même la biodiversité. Axé initialement sur l’autisme, il s’est progressivement étendu à d’autres conditions et plus tard, à d’autres troubles mentaux. Aujourd’hui, ce mouvement a eu de grandes forces dans la communauté et le regard porté sur l’autisme, mais est aussi sujet à controverses.

    Pourquoi je parlerai bientôt de bipolarité dans ce blog sur l’autisme

    Ce blog n’a pas pour vocation de parler uniquement d’autisme. Dès le départ, lorsque j’ai eu l’idée de me lancer dans ce projet, j’espérais livrer un témoignage d’envergure quasi unique sur deux de mes conditions : l’autisme et le trouble bipolaire. Pourquoi unique ? Simplement car je me suis aperçu que la littérature manquait cruellement de témoignages sur ces deux comorbidités pourtant très fréquentes, la bipolarité y étant même plus fréquente que chez les allistes. Et d’envergure car je comptais me livrer de manière brute dans une très longue série d’articles détaillant mon vécu avec ces deux troubles. 

    Mes rituels (et ce que c’est)

    Après avoir expliqué les routines et parler des miennes, il est évident que je me dois de porter un regard sur les rituels. Les rituels, comme les routines, transforment un monde perçu comme imprévisible en quelque chose de stable et maîtrisable. Pour rappel, la différence clé entre ces deux notions est qu’une routine est une suite d’actions ou de gestes réguliers et organisés, alors que le rituel est une action portant une valeur symbolique, émotionnelle ou identitaire.

    Mes routines (et ce que c’est)

    Les routines font partie des critères de diagnostic du TSA — de l’autisme. Il s’agit de séquences d’actions, de gestes ou de comportements répétitifs. Derrière ce critère médical un peu terne se cache une réalité quotidienne pour beaucoup de personnes autistes qui en font l’expérience de manière beaucoup plus vivante. Chaque geste répété est en fait une boussole pour la personne autiste qui aiguille sa journée. Les routines lui apportent structure et organisation.