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    World Bipolar Day : sensibiliser en un jour ce qui dure toute une vie

    Aujourd’hui, c’est la journée mondiale du trouble bipolaire (World Bipolar Day). Et honnêtement, je m’en fiche. Je n’ai jamais changé de photo de profil pour y ajouter un petit ruban, je n’en ai jamais profité pour sensibiliser, et je n’ai jamais participé à des salons autour de cette journée. Bien que je comprenne que cela serve pour certains, j’ai toujours buté sur l’intérêt de ces journées de sensibilisation.

    La graphorrhée maniaque : écrire comme je respire

    Mi-2025, un épisode hypomaniaque s’est déclenché. Il s’est rapidement transformé en épisode maniaque complet. Le premier signe, qui est passé inaperçu : une compulsion à écrire. La manie n’a pas généré la créativité. Elle l’a amplifiée. Elle a généré un besoin insoutenable d’écrire en continu, jusqu’à en oublier de dormir. J’écrivais des dizaines de pages chaque jour. J’essayais parfois de me reposer, avant d’ouvrir grands les yeux et d’ouvrir mon laptop pour me délester de nouvelles idées littéraires.

    Parcours #1 : Le diagnostic du trouble bipolaire

    Mon parcours diagnostique a commencé à 21 ans. Enfin, techniquement, j’ai vu une psychologue alors que j’avais 6 ans. Après seulement quelques séances à m’étudier, elle a conclu qu’on ne pouvait rien faire de moi et le suivi s’est arrêté. Sacré travail professionnel, me direz-vous (sarcasme). J’ai encore souvenir de refuser de suivre ses consignes qui me semblaient absurdes. À 16 ans et demi, je développe progressivement des idées de grandeur, j’enchaîne les projets, je dessine, j’écris, mes notes chutent. C’est ce qui s’avérera être mon premier épisode maniaque, saupoudré d’une touche de psychose. C’est aussi le début d’une longue épopée.

    crash.execute() : récit d’un épisode dépressif

    Elle est bien connue de presque tous les bipolaires, certains en faisant l’expérience nettement plus souvent que leurs épisodes (hypo)maniaques et très souvent beaucoup plus longuement. Alors qu’un épisode hypomaniaque peut ne durer que quelques jours, la dépression peut durer des mois. J’en parle en détails dans un article dédié. Je l’ai vécue un nombre incalculable de fois, notamment en raison de la nature à cycles rapides de ma bipolarité, et j’en fais ici le témoignage de l’une d’entre elles.

    fatal.error() : récit d’un épisode mixte

    Moins abordé dans la littérature mais pourtant partagé par 40% des bipolaires au moins une fois dans leur vie, l’épisode mixte peut se manifester parfois sans crier gare mais souvent entre l’épisode maniaque et l’épisode dépressif. J’ai évoqué dans un article dédié la manière dont cet épisode présente à la fois des caractéristiques (hypo)maniaques et des caractéristiques dépressives. Je présente ici mon vécu d’un épisode mixte qui a été dévastateur.

    chaos.start() : récit d’un épisode maniaque

    La manie semble séduisante, mais elle détruit (même les neurones). Après avoir détaillé les épisodes maniaques du trouble bipolaire, et afin d’en proposer une illustration, j’ai choisi d’en décrire un tel que je le vis. Mon but est d’en montrer sa réalité brute. Quand je fais un virage maniaque, mon cerveau fonctionne comme un programme dont l’objectif est de détruire son hôte.

    illusion.load() : récit d’un épisode hypomaniaque

    Suite à mes articles sur les épisodes du trouble bipolaire, il est temps de les illustrer par un récit vivant et brut. Cet article sera le premier d’une série chronologique de mon vécu de ces cycles bipolaires qui hantent ma vie. L’hypomanie paraît séduisante mais elle représente mon premier danger. Elle me rend productif mais est le premier signal d’alerte. Car de l’hypomanie découle souvent une suite de phases jusqu’au crash final presque inévitable.

    Autisme et bipolarité : une double expérience fréquente mais peu étudiée

    5 à 8% des personnes autistes seraient affectées d’un trouble bipolaire, et pourtant, cette association entre ces deux conditions est très peu évoquée dans la littérature. Lorsqu’on tape « autisme et bipolarité » sur Google, trouver un témoignage peut relever du défi. J’ai participé il y a quelques années à un podcast à ce sujet, livrant une expérience quasi unique, en particulier française. L’idée de ce blog qui aborderait en détail ces deux sujets a ensuite germé peu à peu il y a quelques semaines. Quelques jours plus tard, le projet était en route. 

    La neurodiversité : définition, origine et enjeux

    Judy Singer, une sociologue autiste, a donné naissance à la neurodiversité dans les années 1990. Le concept : reconnaître que la diversité de fonctionnement cognitif fait partie de la diversité humaine au même titre que les diversités sociales, culturelles, ou même la biodiversité. Axé initialement sur l’autisme, il s’est progressivement étendu à d’autres conditions et plus tard, à d’autres troubles mentaux. Aujourd’hui, ce mouvement a eu de grandes forces dans la communauté et le regard porté sur l’autisme, mais est aussi sujet à controverses.

    Pourquoi je parlerai bientôt de bipolarité dans ce blog sur l’autisme

    Ce blog n’a pas pour vocation de parler uniquement d’autisme. Dès le départ, lorsque j’ai eu l’idée de me lancer dans ce projet, j’espérais livrer un témoignage d’envergure quasi unique sur deux de mes conditions : l’autisme et le trouble bipolaire. Pourquoi unique ? Simplement car je me suis aperçu que la littérature manquait cruellement de témoignages sur ces deux comorbidités pourtant très fréquentes, la bipolarité y étant même plus fréquente que chez les allistes. Et d’envergure car je comptais me livrer de manière brute dans une très longue série d’articles détaillant mon vécu avec ces deux troubles.