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    Parcours #3 : Le diagnostic d’autisme

    Mon parcours diagnostique d’autisme a commencé relativement tôt : les premiers signes atypiques ont été repérés par le médecin de ma mère alors que j’avais 18 mois. J’aurais classé et organisé des jouets au lieu de jouer avec, dans sa salle d’attente. Il avait alors dit à ma mère de me garder à l’œil. Et puis, plus rien, pendant 20 ans, avant de recevoir mon diagnostic de trouble bipolaire, puis d’être identifié THPI en pensant que ça expliquait mes atypicités et finalement, la pièce manquante, l’autisme, à 25 ans.

    Parcours #2 : L’identification du THPI

    « Que pensez-vous de l’issue de ces tests ? » m’a posé comme question la neuropsychologue chargée de mon test de QI. Je m’en souviendrai toujours. À cet instant, j’espérais que l’identification de HPI suffirait à éliminer la cause bipolaire. J’ai alors répondu, naturellement, que je soupçonnais une confirmation du HPI. J’avais raison. J’ai été formellement identifié à très haut potentiel intellectuel (THPI) par une neuropsychologue… et j’ai cru que ça allait résoudre toutes mes difficultés.

    Guide de survie en pays étranger : goûter local sans jamais rencontrer la réalité

    Petite respiration entre deux articles sérieux. Voici un guide ironique basé sur mon dernier voyage, où j’ai observé comment on peut voyager à l’étranger… sans vraiment rencontrer le pays.

    Mon voyage au Cambodge s’est achevé. J’y étais avec un petit groupe de très bons amis. J’étais parti pour l’immersion, pour le voyage plus que pour les vacances. On ne partageait visiblement pas tous cette vision. Il y a eu des frictions, et j’ai fini par lister tout ce que j’observais autour de moi. Je vous ai donc concocté un guide de survie pour ne jamais vivre la réalité cambodgienne dans le pays et poursuivre un voyage de rêve en vivant avec cinq fois le niveau de vie local partout. Accrochez-vous, c’est parfois plus subtil que ça n’en a l’air.

    Dépression : symptômes, vécu et interactions avec l’autisme

    Après l’épisode (hypo)maniaque ou l’épisode mixte, débarque la dépression. Quasi systématiquement. Et plus haut on vole, plus le crash final est violent. L’épisode dépressif, c’est l’épisode bipolaire qui parle le plus même aux non-connaisseurs du trouble. La littérature et la science l’ont abordé dans des milliers d’articles. Il est plus connu sous le simple nom de dépression. Entre 15 et 20 % de la population (selon l’INSERM) en fera l’expérience au moins une fois dans sa vie. Elle fait partie intégrante du trouble bipolaire et hante l’existence des personnes qui en souffrent.

    Pause autisteries #2 : Cinéma & rigueur absurde

    Petite pause autisterie pour évoquer cette fois une situation rocambolesque liée à ma rigidité quant aux règles, notamment celles au cinéma, qui sont pourtant affichées en grosses lettres avec iconographies sur fond bleu dans les cinémas UGC, que je fréquente, avant juste avant le lancement du film. À savoir : éviter de parler pendant le film, mettre son téléphone en mode avion. Chez certains, ces règles sont des suggestions visiblement. Certains n’ont alors pas vu venir la scène que je vais vous conter.

    Manie : symptômes, vécu et interactions avec l’autisme

    L’épisode maniaque, c’est pour tous les bipolaires type I la suite logique de l’épisode hypomaniaque. Le sommeil est réduit drastiquement et l’énergie se décuple. La personne semble agir de plus en plus anormalement. Alors que l’hypomanie peut passer plus inaperçue, l’épisode maniaque altère complètement le fonctionnement de la personne bipolaire. La personne semble extrêmement euphorique, rit très facilement, fait des jeux de mots, passe du coq à l’âne, démultiplie les projets, a des idées de grandeur et dans les cas les plus sévères, peut décompenser (psychose).

    Hypomanie : symptômes, vécu et interactions avec l’autisme

    Pour commencer ma série d’articles sur les épisodes du trouble bipolaire, j’ai pensé à vous les conter dans leur ordre chronologique, représentant leur cycle. L’hypomanie, c’est le premier versant euphorique (ou irritable) de cette maladie. Elle mène parfois soit à la manie (dans un trouble bipolaire de type 1), soit à la dépression. C’est l’hypomanie, qui peut se manifester de deux façons drastiquement différentes, qui va nous intéresser dans cet article. J’ai vécu un grand nombre d’épisodes hypomaniaques qui me transformaient en machine à produire, une vraie usine sur pattes. 

    Interludes : Cambodge #4 — Rire, bugs et autres glitchs sociaux

    Du hasard naissent parfois les meilleurs fous rires. Je poursuis mon voyage au Cambodge avec mes amis, en passant par Skun, la ville des mygales frites, et un hôtel deluxe à 20 euros la nuit, pour l’expérience. Ces deux dernières semaines, j’ai pleuré de rire au moins une fois par jour. Objectif : une crise de larmes quotidienne pour ces 25 jours de voyage.

    Autisme et bipolarité : une double expérience fréquente mais peu étudiée

    5 à 8% des personnes autistes seraient affectées d’un trouble bipolaire, et pourtant, cette association entre ces deux conditions est très peu évoquée dans la littérature. Lorsqu’on tape « autisme et bipolarité » sur Google, trouver un témoignage peut relever du défi. J’ai participé il y a quelques années à un podcast à ce sujet, livrant une expérience quasi unique, en particulier française. L’idée de ce blog qui aborderait en détail ces deux sujets a ensuite germé peu à peu il y a quelques semaines. Quelques jours plus tard, le projet était en route.