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    Quand tout devient drôle : l’humour en épisode maniaque

    J’ai récemment parlé de l’humour dans l’autisme. Là où cela peut devenir très intrigant, c’est d’observer comment l’épisode maniaque transforme l’humour des personnes bipolaires, y compris celles qui sont autistes. L’épisode maniaque peut profondément modifier le comportement, y compris la manière de rire et de faire de l’humour. Chez certaines personnes, la manie s’accompagne d’une euphorie intense, d’une désinhibition et d’une accélération des idées, ce qui peut transformer totalement la perception du comique. La relation entre manie et humour est donc particulièrement marquée chez certaines personnes.

    La graphorrhée maniaque : écrire comme je respire

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    La graphorrhée maniaque est une compulsion à écrire qui peut apparaître pendant un épisode maniaque ou hypomaniaque chez les personnes atteintes d’un trouble bipolaire. Les idées affluent si vite qu’il devient parfois difficile, voire impossible, de s’arrêter d’écrire. Chez certaines personnes bipolaires, cette accélération de la pensée transforme l’écriture en un besoin presque vital. Je connais bien cette sensation : lors de mes épisodes maniaques, j’ai parfois eu l’impression d’écrire comme je respirais.

    chaos.start() : récit d’un épisode maniaque

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    La manie semble séduisante, mais elle détruit (même les neurones). Après avoir détaillé les épisodes maniaques du trouble bipolaire, et afin d’en proposer une illustration, j’ai choisi d’en décrire un tel que je le vis. Mon but est d’en montrer sa réalité brute. Quand je fais un virage maniaque, mon cerveau fonctionne comme un programme dont l’objectif est de détruire son hôte.

    Épisode mixte : symptômes, vécu et interactions avec l’autisme

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    L’épisode mixte, c’est probablement l’épisode le plus terrifiant de la bipolarité. D’aucuns vous diront que s’ils se sont mis dans les dangers les plus graves, l’épisode mixte en est probablement le précurseur. Moins de la moitié des patients bipolaires feront l’expérience d’un tel épisode au moins une fois dans leur vie. Les récits et témoignages des concernés sont à se glacer le sang. Longtemps considéré comme un épisode spécifique au trouble bipolaire type I, on sait maintenant que le type II est aussi concerné.

    Manie : symptômes, vécu et interactions avec l’autisme

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    L’épisode maniaque, c’est pour tous les bipolaires type I souvent la suite logique de l’épisode hypomaniaque. Le sommeil est réduit drastiquement et l’énergie se décuple. La personne semble agir de plus en plus anormalement. Alors que l’hypomanie peut passer plus inaperçue, l’épisode maniaque altère complètement le fonctionnement de la personne bipolaire. La personne semble extrêmement euphorique, rit très facilement, fait des jeux de mots, passe du coq à l’âne, démultiplie les projets, a des idées de grandeur et dans les cas les plus sévères, peut décompenser (psychose).

    Le trouble bipolaire, comprendre et vivre avec

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    Après avoir longuement détaillé l’autisme dans mes précédents articles, il est temps d’évoquer mes épisodes bipolaires, dans l’ordre chronologique dans lequel mes cycles évoluent. Quand on pense à la bipolarité, on pense souvent à une personne qui est parfois triste, parfois heureuse, qu’elle n’a simplement que des sautes d’humeur (la définition d’un lunatique somme toute). La réalité est autrement complexe. Dans un trouble bipolaire, la personne oscille entre épisodes euphoriques et épisodes dépressifs. C’est un trouble très sérieux qui requiert un suivi médical régulier pour permettre son fonctionnement à la personne malade.

    Pris dans les cycles rapides de la bipolarité

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    Les cycles rapides du trouble bipolaire sont longtemps restés un angle mort pour moi. Pourtant, les signes étaient déjà là. J’ai écrit de nombreux articles de ce blog en l’espace de quelques jours. Un mois plus tôt, j’avais écrit deux livres en moins de deux semaines. Encore avant, en mars 2025, j’ai vécu une période particulièrement stimulante à socialiser du matin au soir. En janvier, même schéma. Le point commun ? À chaque fois, un épisode hypomaniaque qui a fini par évoluer vers un épisode maniaque. En septembre 2025, ma psychiatre m’a confirmé que mon trouble bipolaire était désormais passé en cycles rapides. J’ai alors réalisé que je connaissais très mal cette forme du trouble bipolaire, pourtant associée à une évolution souvent plus difficile et plus complexe à prendre en charge.