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  • juillet 2026

    Je suis autiste, j’ai un trouble bipolaire : pourquoi les mots comptent

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    Faut-il dire « je suis autiste » ou « j’ai un TSA » ? Et faut-il dire « je suis bipolaire » ou « j’ai un trouble bipolaire » ? Ces formulations font régulièrement débat. Pourtant, au fil des années, ma manière d’en parler a complètement changé. Elle a évolué en même temps que la façon dont je les percevais. Pendant des années, j’étais bipolaire. Aujourd’hui, j’ai un trouble bipolaire. Nuance. Je ne parle presque plus d’avoir un TSA. Je suis autiste. Nouvelle nuance. Pourtant, derrière cette différence de formulation se cache une manière très différente de percevoir deux réalités : une maladie psychiatrique, et une condition neurodéveloppementale. Chez moi, ce changement s’explique et s’est fait presque naturellement.

    Quand tout devient drôle : l’humour en épisode maniaque

    J’ai récemment parlé de l’humour dans l’autisme. Là où cela peut devenir très intrigant, c’est d’observer comment l’épisode maniaque transforme l’humour des personnes bipolaires, y compris celles qui sont autistes. L’épisode maniaque peut profondément modifier le comportement, y compris la manière de rire et de faire de l’humour. Chez certaines personnes, la manie s’accompagne d’une euphorie intense, d’une désinhibition et d’une accélération des idées, ce qui peut transformer totalement la perception du comique. La relation entre manie et humour est donc particulièrement marquée chez certaines personnes.