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Quand les professionnels se trompent sur l’autisme : analyse critique des idées reçues

La France est souvent critiquée pour son retard dans la diffusion des connaissances actuelles sur l’autisme. Récemment, j’ai eu droit à un interrogatoire de la part d’une psychologue qui invalidait mon vécu de personne autiste face aux autistes « sévères » — selon des propres mots. Son discours était particulièrement violent. Elle a remis en cause mon diagnostic et mon vécu pendant près de 30 minutes avec un argumentaire très douteux et qui reposait sur une panoplie d’idées reçues, que je vais lister dans cet article.

Masking autistique : définition, signes et conséquences

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Le masking, parfois appelé camouflage social, consiste, pour les autistes, à compenser leurs difficultés dans toutes les sphères affectées afin de mieux se fondre dans la masse sociale. En pratique, il s’agit d’invisibiliser ses difficultés et donc ses différences. Un nombre conséquent de personnes autistes ont recours à ces mécanismes (au pluriel, car ils sont multiples). Souvent, dans la jeunesse. Parfois depuis la petite enfance. C’était mon cas.

Je suis autiste, j’ai un trouble bipolaire : pourquoi les mots comptent

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Faut-il dire « je suis autiste » ou « j’ai un TSA » ? Et faut-il dire « je suis bipolaire » ou « j’ai un trouble bipolaire » ? Ces formulations font régulièrement débat. Pourtant, au fil des années, ma manière d’en parler a complètement changé. Elle a évolué en même temps que la façon dont je les percevais. Pendant des années, j’étais bipolaire. Aujourd’hui, j’ai un trouble bipolaire. Nuance. Je ne parle presque plus d’avoir un TSA. Je suis autiste. Nouvelle nuance. Pourtant, derrière cette différence de formulation se cache une manière très différente de percevoir deux réalités : une maladie psychiatrique, et une condition neurodéveloppementale. Chez moi, ce changement s’explique et s’est fait presque naturellement.

Quand tout devient drôle : l’humour en épisode maniaque

J’ai récemment parlé de l’humour dans l’autisme. Là où cela peut devenir très intrigant, c’est d’observer comment l’épisode maniaque transforme l’humour des personnes bipolaires, y compris celles qui sont autistes. L’épisode maniaque peut profondément modifier le comportement, y compris la manière de rire et de faire de l’humour. Chez certaines personnes, la manie s’accompagne d’une euphorie intense, d’une désinhibition et d’une accélération des idées, ce qui peut transformer totalement la perception du comique. La relation entre manie et humour est donc particulièrement marquée chez certaines personnes.

Le rire autistique : pourquoi est-il si atypique ?

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On m’a souvent dit que mon rire était « étrange » pendant ma scolarité. Étouffé, saccadé, parfois à bout de souffle. Des années plus tard, lors de mon diagnostic d’autisme, je me suis demandé si ce rire pouvait lui aussi être atypique. Les réponses que j’ai trouvées étaient bien plus nuancées que je ne l’imaginais.

Pause autisteries #4 : Le jour où j’ai brûlé mon test de QI

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J’ai plusieurs fois expliqué sur ce blog à quel point je pouvais appliquer une règle comme un credo. L’une d’elles me vient de multiples remontrances de mon père alors que je perdais souvent mes documents. « Scanne », « Combien de fois t’ai-je dit de scanner ? », « Il faudra apprendre à scanner » et autres paraphrases ont eu raison de moi.

Burn-out autistique : comment en sortir ?

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On trouve aujourd’hui de plus en plus de définitions du burn-out autistique sur internet. Les études commencent à s’y intéresser. Pourtant, la question qui revient le plus chez les personnes qui le vivent est rarement abordée : comment en sortir ? Je me suis posé cette question après mon diagnostic, et j’ai de multiples fois lu la question posée sur les réseaux sociaux. Il m’a semblé donc naturel d’en parler en détail.

Le masking autistique : quand le masque mène au burn-out

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Beaucoup d’autistes passent des années à fonctionner normalement aux yeux des autres. Pourtant, cette normalité apparente repose souvent sur un effort invisible : le masking autistique, aussi appelé camouflage social. Ce masque permet parfois de mieux s’adapter au monde extérieur, mais il possède un coût souvent sous-estimé : fatigue chronique, surcharge et parfois burn-out autistique. Dans cet article, j’explique ce qu’est réellement le masking, pourquoi il apparaît si tôt chez certains, et comment il peut finir par devenir un piège.