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    Le masking autistique : quand le masque mène au burn-out

    Beaucoup d’autistes passent des années à fonctionner normalement aux yeux des autres. Pourtant, cette normalité apparente repose souvent sur un effort invisible : le masking autistique, aussi appelé camouflage social. Ce masque permet parfois de mieux s’adapter au monde extérieur, mais il possède un coût souvent sous-estimé : fatigue chronique, surcharge et parfois burn-out autistique. Dans cet article, j’explique ce qu’est réellement le masking, pourquoi il apparaît si tôt chez certains, et comment il peut finir par devenir un piège.

    Burn-out autistique ou dépression : comment faire la différence ?

    De nombreuses personnes autistes ont fait ou feront au moins un burn-out autistique dans leur vie. Pour beaucoup, il sera un facteur diagnostique. Les professionnels, souvent peu renseignés sur le sujet, le diagnostiquent souvent à tort comme une dépression. À leur décharge, le phénomène est très connu dans la communauté mais peu exploré dans la littérature scientifique. Pourtant, il s’agit d’un syndrome très différent de la dépression.

    Créativité à double tranchant : quand autisme et bipolarité s’emmêlent

    Cet article fait suite à celui décrivant la graphorrhée. En août 2019, le gérant de Nintendo-Master.com (que j’ai refondu entièrement puis quitté cinq ans avant) m’appelle à la rescousse : le site s’effondre en nombre de visites, rencontre une panoplie de bugs et mérite une nouvelle révision. Je viens de me faire hospitaliser pour la première fois et ai développé un épisode maniaque complet. Par amour du site, je saute sur l’occasion : il est temps de remettre à profit de ce que je sais faire. En garde !

    Parcours #3 : Le diagnostic d’autisme

    Mon parcours diagnostique d’autisme a commencé relativement tôt : les premiers signes atypiques ont été repérés par le médecin de ma mère alors que j’avais 18 mois. J’aurais classé et organisé des jouets au lieu de jouer avec, dans sa salle d’attente. Il avait alors dit à ma mère de me garder à l’œil. Et puis, plus rien, pendant 20 ans, avant de recevoir mon diagnostic de trouble bipolaire, puis d’être identifié THPI en pensant que ça expliquait mes atypicités et finalement, la pièce manquante, l’autisme, à 25 ans.

    Parcours #2 : L’identification du THPI

    « Que pensez-vous de l’issue de ces tests ? » m’a posé comme question la neuropsychologue chargée de mon test de QI. Je m’en souviendrai toujours. À cet instant, j’espérais que l’identification de HPI suffirait à éliminer la cause bipolaire. J’ai alors répondu, naturellement, que je soupçonnais une confirmation du HPI. J’avais raison. J’ai été formellement identifié à très haut potentiel intellectuel (THPI) par une neuropsychologue… et j’ai cru que ça allait résoudre toutes mes difficultés.

    Signes avant-coureurs du burn-out autistique

    Le burn-out autistique peut sembler survenir brutalement. Pourtant, il est souvent précédé de signes progressifs. Ces signes ressemblent à ceux du burn-out une fois installé, mais ils apparaissent plus lentement et de manière moins intense. Ils se distinguent surtout par leur apparition progressive, et leur manifestation plus légère que le burn-out lorsqu’il devient réel. La question est peu abordée dans la littérature alors qu’elle permet de mettre en garde contre la survenue d’un burn-out autistique proche.

    10 signes du burn-out autistique

    Le burn-out autistique est un syndrome typique rencontré par de nombreuses personnes autistes au moins une fois dans leur vie. Il survient souvent après des années de surcharge sensorielle et de masking, c’est-à-dire l’effort constant pour masquer ou compenser ses traits autistiques afin de s’adapter aux attentes sociales. Il se manifeste par une fatigue extrême, mais aussi par une série de signes cognitifs, sensoriels et émotionnels qui le distinguent d’une dépression ou d’un burn-out professionnel.

    Le café, mon rituel incontournable même quand tout dérape

    Après mes témoignages d’épisodes de la bipolarité, j’ai pensé introduire une petite respiration avant de poursuivre mes contenus autour de mes conditions. Un moment que je répète chaque matin et qui éveille mes sens en plus de me donner l’énergie nécessaire pour naviguer dans un monde conçu pour les allistes. C’est la toute première chose que je fais en me levant. Je l’ai fait chaque matin pendant 12 ans avant qu’un épisode dépressif vienne réussir à balayer un moment pourtant si précieux et simple. Et puis, naturellement, il est revenu.