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    Burn-out autistique ou dépression : comment faire la différence ?

    De nombreuses personnes autistes ont fait ou feront au moins un burn-out autistique dans leur vie. Pour beaucoup, il sera un facteur diagnostique. Les professionnels, souvent peu renseignés sur le sujet, le diagnostiquent souvent à tort comme une dépression. À leur décharge, le phénomène est très connu dans la communauté mais peu exploré dans la littérature scientifique. Pourtant, il s’agit d’un syndrome très différent de la dépression.

    Créativité à double tranchant : quand autisme et bipolarité s’emmêlent

    Cet article fait suite à celui décrivant la graphorrhée. En août 2019, le gérant de Nintendo-Master.com (que j’ai refondu entièrement puis quitté cinq ans avant) m’appelle à la rescousse : le site s’effondre en nombre de visites, rencontre une panoplie de bugs et mérite une nouvelle révision. Je viens de me faire hospitaliser pour la première fois et ai développé un épisode maniaque complet. Par amour du site, je saute sur l’occasion : il est temps de remettre à profit de ce que je sais faire. En garde !

    World Bipolar Day : sensibiliser en un jour ce qui dure toute une vie

    Aujourd’hui, c’est la journée mondiale du trouble bipolaire (World Bipolar Day). Et honnêtement, je m’en fiche. Je n’ai jamais changé de photo de profil pour y ajouter un petit ruban, je n’en ai jamais profité pour sensibiliser, et je n’ai jamais participé à des salons autour de cette journée. Bien que je comprenne que cela serve pour certains, j’ai toujours buté sur l’intérêt de ces journées de sensibilisation.

    Parcours #2 : L’identification du THPI

    « Que pensez-vous de l’issue de ces tests ? » m’a posé comme question la neuropsychologue chargée de mon test de QI. Je m’en souviendrai toujours. À cet instant, j’espérais que l’identification de HPI suffirait à éliminer la cause bipolaire. J’ai alors répondu, naturellement, que je soupçonnais une confirmation du HPI. J’avais raison. J’ai été formellement identifié à très haut potentiel intellectuel (THPI) par une neuropsychologue… et j’ai cru que ça allait résoudre toutes mes difficultés.

    La graphorrhée maniaque : écrire comme je respire

    Mi-2025, un épisode hypomaniaque s’est déclenché. Il s’est rapidement transformé en épisode maniaque complet. Le premier signe, qui est passé inaperçu : une compulsion à écrire. La manie n’a pas généré la créativité. Elle l’a amplifiée. Elle a généré un besoin insoutenable d’écrire en continu, jusqu’à en oublier de dormir. J’écrivais des dizaines de pages chaque jour. J’essayais parfois de me reposer, avant d’ouvrir grands les yeux et d’ouvrir mon laptop pour me délester de nouvelles idées littéraires.

    Parcours #1 : Le diagnostic du trouble bipolaire

    Mon parcours diagnostique a commencé à 21 ans. Enfin, techniquement, j’ai vu une psychologue alors que j’avais 6 ans. Après seulement quelques séances à m’étudier, elle a conclu qu’on ne pouvait rien faire de moi et le suivi s’est arrêté. Sacré travail professionnel, me direz-vous (sarcasme). J’ai encore souvenir de refuser de suivre ses consignes qui me semblaient absurdes. À 16 ans et demi, je développe progressivement des idées de grandeur, j’enchaîne les projets, je dessine, j’écris, mes notes chutent. C’est ce qui s’avérera être mon premier épisode maniaque, saupoudré d’une touche de psychose. C’est aussi le début d’une longue épopée.

    crash.execute() : récit d’un épisode dépressif

    Elle est bien connue de presque tous les bipolaires, certains en faisant l’expérience nettement plus souvent que leurs épisodes (hypo)maniaques et très souvent beaucoup plus longuement. Alors qu’un épisode hypomaniaque peut ne durer que quelques jours, la dépression peut durer des mois. J’en parle en détails dans un article dédié. Je l’ai vécue un nombre incalculable de fois, notamment en raison de la nature à cycles rapides de ma bipolarité, et j’en fais ici le témoignage de l’une d’entre elles.

    fatal.error() : récit d’un épisode mixte

    Moins abordé dans la littérature mais pourtant partagé par 40% des bipolaires au moins une fois dans leur vie, l’épisode mixte peut se manifester parfois sans crier gare mais souvent entre l’épisode maniaque et l’épisode dépressif. J’ai évoqué dans un article dédié la manière dont cet épisode présente à la fois des caractéristiques (hypo)maniaques et des caractéristiques dépressives. Je présente ici mon vécu d’un épisode mixte qui a été dévastateur.