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    Je suis autiste, j’ai un trouble bipolaire : pourquoi les mots comptent

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    Faut-il dire « je suis autiste » ou « j’ai un TSA » ? Et faut-il dire « je suis bipolaire » ou « j’ai un trouble bipolaire » ? Ces formulations font régulièrement débat. Pourtant, au fil des années, ma manière d’en parler a complètement changé. Elle a évolué en même temps que la façon dont je les percevais. Pendant des années, j’étais bipolaire. Aujourd’hui, j’ai un trouble bipolaire. Nuance. Je ne parle presque plus d’avoir un TSA. Je suis autiste. Nouvelle nuance. Pourtant, derrière cette différence de formulation se cache une manière très différente de percevoir deux réalités : une maladie psychiatrique, et une condition neurodéveloppementale. Chez moi, ce changement s’explique et s’est fait presque naturellement.

    Quand tout devient drôle : l’humour en épisode maniaque

    J’ai récemment parlé de l’humour dans l’autisme. Là où cela peut devenir très intrigant, c’est d’observer comment l’épisode maniaque transforme l’humour des personnes bipolaires, y compris celles qui sont autistes. L’épisode maniaque peut profondément modifier le comportement, y compris la manière de rire et de faire de l’humour. Chez certaines personnes, la manie s’accompagne d’une euphorie intense, d’une désinhibition et d’une accélération des idées, ce qui peut transformer totalement la perception du comique. La relation entre manie et humour est donc particulièrement marquée chez certaines personnes.

    Burn-out autistique ou dépression : comment faire la différence ?

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    De nombreuses personnes autistes ont fait ou feront au moins un burn-out autistique dans leur vie. Pour beaucoup, il sera un facteur diagnostique. Les professionnels, souvent peu renseignés sur le sujet, le diagnostiquent souvent à tort comme une dépression. À leur décharge, le phénomène est très connu dans la communauté mais peu exploré dans la littérature scientifique. Pourtant, il s’agit d’un syndrome très différent de la dépression.

    Créativité à double tranchant : quand autisme et bipolarité s’emmêlent

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    Cet article fait suite à celui décrivant la graphorrhée. En août 2019, le gérant de Nintendo-Master.com (que j’ai refondu entièrement puis quitté cinq ans avant) m’appelle à la rescousse : le site s’effondre en nombre de visites, rencontre une panoplie de bugs et mérite une nouvelle révision. Je viens de me faire hospitaliser pour la première fois et ai développé un épisode maniaque complet. Par amour du site, je saute sur l’occasion : il est temps de remettre à profit de ce que je sais faire. En garde !

    World Bipolar Day : sensibiliser en un jour ce qui dure toute une vie

    Aujourd’hui, c’est la journée mondiale du trouble bipolaire (World Bipolar Day). Et honnêtement, je m’en fiche. Je n’ai jamais changé de photo de profil pour y ajouter un petit ruban, je n’en ai jamais profité pour sensibiliser, et je n’ai jamais participé à des salons autour de cette journée. Bien que je comprenne que cela serve pour certains, j’ai toujours buté sur l’intérêt de ces journées de sensibilisation.

    Parcours #2 : L’identification du THPI

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    « Que pensez-vous de l’issue de ces tests ? » m’a posé comme question la neuropsychologue chargée de mon test de QI. Je m’en souviendrai toujours. À cet instant, j’espérais que l’identification de HPI suffirait à éliminer la cause bipolaire. J’ai alors répondu, naturellement, que je soupçonnais une confirmation du HPI. J’avais raison. J’ai été formellement identifié à très haut potentiel intellectuel (THPI) par une neuropsychologue… et j’ai cru que ça allait résoudre toutes mes difficultés.

    La graphorrhée maniaque : écrire comme je respire

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    La graphorrhée maniaque est une compulsion à écrire qui peut apparaître pendant un épisode maniaque ou hypomaniaque chez les personnes atteintes d’un trouble bipolaire. Les idées affluent si vite qu’il devient parfois difficile, voire impossible, de s’arrêter d’écrire. Chez certaines personnes bipolaires, cette accélération de la pensée transforme l’écriture en un besoin presque vital. Je connais bien cette sensation : lors de mes épisodes maniaques, j’ai parfois eu l’impression d’écrire comme je respirais.

    Parcours #1 : Le diagnostic du trouble bipolaire

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    Mon parcours diagnostique a commencé à 21 ans. Enfin, techniquement, j’ai vu une psychologue alors que j’avais 6 ans. Après seulement quelques séances à m’étudier, elle a conclu qu’on ne pouvait rien faire de moi et le suivi s’est arrêté. Sacré travail professionnel, me direz-vous (sarcasme). J’ai encore souvenir de refuser de suivre ses consignes qui me semblaient absurdes. À 16 ans et demi, je développe progressivement des idées de grandeur, j’enchaîne les projets, je dessine, j’écris, mes notes chutent. C’est ce qui s’avérera être mon premier épisode maniaque, saupoudré d’une touche de psychose. C’est aussi le début d’une longue épopée.