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Shutdown autistique : cinq minutes à VivaTech, quatorze heures de récupération

Un shutdown autistique peut survenir lorsqu’une accumulation de stimulations sensorielles, cognitives et sociales dépasse les capacités de traitement de la personne. Le cerveau aralentit alors brutalement : parler devient difficile, les décisions les plus simples deviennent impossibles et le corps peut continuer à avancer en mode automatique. En juin 2026, à Paris, s’est tenue la VivaTech, une sorte de mini CES française. J’attends plutôt avec impatience, dans l’idée de déposer des CV et potentiellement décrocher un job. C’était sans compter un shutdown massif qui s’est produit avant même que je ne rentre dans le salon.

Quand les professionnels se trompent sur l’autisme : analyse critique des idées reçues

La France est souvent critiquée pour son retard dans la diffusion des connaissances actuelles sur l’autisme. Récemment, j’ai eu droit à un interrogatoire de la part d’une psychologue qui invalidait mon vécu de personne autiste face aux autistes « sévères » — selon des propres mots. Son discours était particulièrement violent. Elle a remis en cause mon diagnostic et mon vécu pendant près de 30 minutes avec un argumentaire très douteux et qui reposait sur une panoplie d’idées reçues, que je vais lister dans cet article.

Masking autistique : définition, signes et conséquences

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Le masking, parfois appelé camouflage social, consiste, pour les autistes, à compenser leurs difficultés dans toutes les sphères affectées afin de mieux se fondre dans la masse sociale. En pratique, il s’agit d’invisibiliser ses difficultés et donc ses différences. Un nombre conséquent de personnes autistes ont recours à ces mécanismes (au pluriel, car ils sont multiples). Souvent, dans la jeunesse. Parfois depuis la petite enfance. C’était mon cas.

Je suis autiste, j’ai un trouble bipolaire : pourquoi les mots comptent

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Faut-il dire « je suis autiste » ou « j’ai un TSA » ? Et faut-il dire « je suis bipolaire » ou « j’ai un trouble bipolaire » ? Ces formulations font régulièrement débat. Pourtant, au fil des années, ma manière d’en parler a complètement changé. Elle a évolué en même temps que la façon dont je les percevais. Pendant des années, j’étais bipolaire. Aujourd’hui, j’ai un trouble bipolaire. Nuance. Je ne parle presque plus d’avoir un TSA. Je suis autiste. Nouvelle nuance. Pourtant, derrière cette différence de formulation se cache une manière très différente de percevoir deux réalités : une maladie psychiatrique, et une condition neurodéveloppementale. Chez moi, ce changement s’explique et s’est fait presque naturellement.

Le rire autistique : pourquoi est-il si atypique ?

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On m’a souvent dit que mon rire était « étrange » pendant ma scolarité. Étouffé, saccadé, parfois à bout de souffle. Des années plus tard, lors de mon diagnostic d’autisme, je me suis demandé si ce rire pouvait lui aussi être atypique. Les réponses que j’ai trouvées étaient bien plus nuancées que je ne l’imaginais.

Burn-out autistique : comment en sortir ?

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On trouve aujourd’hui de plus en plus de définitions du burn-out autistique sur internet. Les études commencent à s’y intéresser. Pourtant, la question qui revient le plus chez les personnes qui le vivent est rarement abordée : comment en sortir ? Je me suis posé cette question après mon diagnostic, et j’ai de multiples fois lu la question posée sur les réseaux sociaux. Il m’a semblé donc naturel d’en parler en détail.

Le masking autistique : quand le masque mène au burn-out

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Beaucoup d’autistes passent des années à fonctionner normalement aux yeux des autres. Pourtant, cette normalité apparente repose souvent sur un effort invisible : le masking autistique, aussi appelé camouflage social. Ce masque permet parfois de mieux s’adapter au monde extérieur, mais il possède un coût souvent sous-estimé : fatigue chronique, surcharge et parfois burn-out autistique. Dans cet article, j’explique ce qu’est réellement le masking, pourquoi il apparaît si tôt chez certains, et comment il peut finir par devenir un piège.

Créativité à double tranchant : quand autisme et bipolarité s’emmêlent

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Cet article fait suite à celui décrivant la graphorrhée. En août 2019, le gérant de Nintendo-Master.com (que j’ai refondu entièrement puis quitté cinq ans avant) m’appelle à la rescousse : le site s’effondre en nombre de visites, rencontre une panoplie de bugs et mérite une nouvelle révision. Je viens de me faire hospitaliser pour la première fois et ai développé un épisode maniaque complet. Par amour du site, je saute sur l’occasion : il est temps de remettre à profit de ce que je sais faire. En garde !

Parcours #3 : Le diagnostic d’autisme

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Mon parcours diagnostique d’autisme a commencé relativement tôt : les premiers signes atypiques ont été repérés par le médecin de ma mère alors que j’avais 18 mois. J’aurais classé et organisé des jouets au lieu de jouer avec, dans sa salle d’attente. Il avait alors dit à ma mère de me garder à l’œil. Et puis, plus rien, pendant 20 ans, avant de recevoir mon diagnostic de trouble bipolaire, puis d’être identifié THPI en pensant que ça expliquait mes atypicités et finalement, la pièce manquante, l’autisme, à 25 ans.