Autisme

Meltdown : l’explosion autistique

Aucun commentaire

Si le shutdown est l’implosion, le meltdown est l’explosion. Une crise visible, bruyante, souvent mal comprise. L’image de l’autiste qui se frappe la tête contre les murs est courante. C’est une réalité pour beaucoup de personnes autistes mais ce n’est pas systématique. Toutefois, beaucoup font l’expérience de crises autistiques de manière plus ou moins fréquentes. Le meltdown génère une intense décharge émotionnelle qui peut laisser la personne autiste qui en est victime totalement vidée de toute énergie. Après avoir évoqué les crises autistiques dans leur globalité, je parle du meltdown plus en détails dans cet article. 

Shutdown : l’implosion autistique

Aucun commentaire

Les crises autistiques font partie intégrante de la vie de nombreuses personnes autistes. Après les avoir évoquées dans leur globalité dans cet article, il convient d’en faire leur description, à commencer par le shutdown, souvent décrit comme l’effondrement autistique, ou le repli social. Le shutdown est également défini comme un repli autistique, une réaction involontaire de retrait déclenchée par une surcharge sensorielle ou émotionnelle (Wikipedia). Pourtant, la crise va bien au-delà d’un simple repli, c’est une réelle réaction neurologique d’autistique destinée à court-circuiter une surcharge que le cerveau perçoit comme un danger. 

Shutdown et meltdown : comprendre les crises autistiques

Aucun commentaire

Dans l’imaginaire collectif, un autiste, c’est quelqu’un de renfermé exceptionnel en maths, calme et qui se balance d’avant en arrière. Ce que beaucoup ne savent pas, c’est que les personnes autistes peuvent être confrontées à des décharges émotionnelles intenses (les meltdowns) et des effondrements internes (les shutdowns).  Ces crises ont des origines variées, mais la surcharge sensorielle est la plus fréquente.

Quand l’amour devient surcharge sensorielle

Aucun commentaire

Un ancien ami m’a une fois demandé comment je voyais le fait d’être amoureux. J’ai répondu que c’était « tout plein de sensations désagréables dans le corps ». Je n’étais pas encore diagnostiqué et ça l’avait beaucoup amusé. Il n’avait jamais entendu ce genre de description et ma réponse était instinctive. Je pense moi-même n’avoir effectivement jamais entendu cette description ailleurs (j’avais même fait mes recherches comme un bon élève pour le décortiquer).

Jeanne raconte l’autisme au féminin

Aucun commentaire

J’introduis aujourd’hui la catégorie « Spectres croisés ». L’objectif : laisser la parole à d’autres concernés. Spectres & Cycles n’a pas pour unique vertu de me laisser raconter toute ma vie, mais aussi de partager d’autres expériences, tout aussi incarnées, brutes, et sans retouches. J’ai donc proposé à mon amie Jeanne de prendre la parole pour vous expliquer en détail ce qu’est l’autisme au féminin et raconter son vécu. (Et je décline toute responsabilité quant à ses touches d’humour dans les titres, je lui avais bien demandé d’en mettre !)

L’autisme, comprendre et vivre en tant qu’autiste

Aucun commentaire

L’autisme est souvent mal compris. On le résume à quelques clichés, alors qu’il s’agit en réalité d’un trouble du neurodéveloppement qui affecte la communication, les interactions sociales et la perception sensorielle. L’autisme est un spectre, regroupé depuis 2013 sous l’appellation trouble du spectre de l’autisme (TSA). Il se manifeste de manière très différente selon les personnes. Avant d’entrer dans les nuances, il est nécessaire de revenir sur ce qu’est réellement l’autisme.

Autisme : mes stratégies sensorielles au quotidien

Aucun commentaire

Récemment, je me suis rendu à la MDPH dans un département qui avait subi une cyber-attaque qui leur avait fait perdre tous leurs dossiers électroniques. La salle était remplie et bruyante. Instinctivement, j’ai donc remis mes lunettes de soleil. Ça a surpris mon conseiller, mais fait rire ma mère, qui a compris le processus. C’était un moyen de compenser. Il fallait que je puisse entendre mon numéro pour me rendre au guichet, puis que j’entende mon conseiller. Le port du casque à réduction de bruit m’était donc impossible. J’ai donc eu recours à mes lunettes de soleil pour maximiser la réduction non pas du bruit sonore, mais du bruit global perçu par mon cerveau. 

Stims et autisme : mon langage sensoriel au quotidien

Aucun commentaire

Les stéréotypies, aussi appelées stims dans la communauté autistique, sont ces mouvements ou sons qui ressemblent parfois à des tics pour un œil non averti. Pourtant, les stims et les tics sont très différents. Les stims sont réguliers, répétitifs, rythmés et semblent ne poursuivre aucun but. « Semblent » est le mot important : ils jouent en réalité un rôle essentiel dans la régulation sensorielle et émotionnelle des personnes autistes. En un mot, ils sont essentiels à leur équilibre.

Autisme : comprendre les sens invisibles du corps

Aucun commentaire

J’ai déjà évoqué les cinq sens principaux (ouïe, vue, toucher, odorat, goût), le corps humain en dispose de plusieurs autres, notamment quatre : le système vestibulaire, la proprioception, la nociception et la thermoception. Ce dernier, vous le connaissez bien : c’est celui responsable de vous transformer en flacon l’hiver et d’être une marmite l’été. Chez les personnes autistes, ils sont souvent altérés de la même manière que les cinq principaux. Ces sens dits invisibles façonnent pourtant notre quotidien. Quand ils sont atypiques, comme c’est souvent le cas dans l’autisme, cela peut transformer des expériences banales en véritables montagnes russes.  

Hypersensibilités et hyposensibilités dans l’autisme : entre trop et pas assez

Aucun commentaire

Un de mes plus vieux souvenirs, c’est d’observer les fines particules volantes à la fenêtre de ma chambre. Cette vision me fascinait. Pourtant, toute ma vie, mes sensibilités sensorielles ont été mon plus important handicap. Elles étaient le principal déclencheur de mes crises autistiques. Lorsque j’ai vécu mon premier burn-out autistique, mes hypersensibilités sensorielles se sont intensifiées au point que je les ai qualifiées de « détraquées ». Ce qui me gênait ou ce à quoi je m’étais habitué m’était devenu intolérable. Puisqu’elles font partie intégrante du diagnostic et de la vie des personnes autistes, il convient d’en donner quelques explications et mon témoignage.