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    Interludes : Cambodge #3 — Comprendre sans mots

    Quasiment deux semaines passées au Cambodge. Quelques crises autistiques sur le trajet mais surtout beaucoup de rires avec mes amis (voire de pleurs de rire) et de découvertes que j’avais ratées lors de mon stage de deux mois de fin d’étude en 2017 dans le pays. Cette semaine, c’était l’occasion aussi de me questionner sur un certain nombre de sujets qui me touchent beaucoup : les langues, ce que c’est que voyager à l’étranger quand on est complètement dépaysé, et même, la théorie de l’esprit (spoiler alert : c’est chez l’alliste qu’elle a été défaillante). Un interlude riche en introspection.

    Interludes : Cambodge #1 — Retour au chaos ordonné, regard autistique

    8 ans après le voyage le plus incroyable de ma vie, je retourne demain au Cambodge, un pays dont la culture m’a fasciné, la bienveillance des gens m’a presque troublé, et aux expériences culinaires toujours plus délicieuses. Depuis la préparation du voyage, je n’ai fait qu’évoquer (un peu pour le running gag) les fameuses mygales frites de Skuon. Sans aucun doute l’une de mes plus belles découvertes. Il y a quelques mois, j’ai alors convaincu quelques amis de choisir le Cambodge comme destination de voyage. 

    Mon rapport à l’IA (et GPT comme psy)

    Récemment, on m’a fait des retours quant à mes mentions de l’IA. Enfin, récemment on m’en a fait de sorte que j’eus envie d’en parler. Ces reproches, on me les fait en fait depuis que j’utilise l’IA. Ils sont multiples : certains s’interrogent sur l’utilisation que j’en fais pour donner vie à mon imagination dans mes illustrations ; d’autres commentent les retours « psychologiques » de GPT que je cite ; d’autres encore questionnent son rôle de relecteur. Le sujet est d’actualité, j’ai pensé donc clarifier quelques-uns de ces points.

    La neurodiversité : définition, origine et enjeux

    Judy Singer, une sociologue autiste, a donné naissance à la neurodiversité dans les années 1990. Le concept : reconnaître que la diversité de fonctionnement cognitif fait partie de la diversité humaine au même titre que les diversités sociales, culturelles, ou même la biodiversité. Axé initialement sur l’autisme, il s’est progressivement étendu à d’autres conditions et plus tard, à d’autres troubles mentaux. Aujourd’hui, ce mouvement a eu de grandes forces dans la communauté et le regard porté sur l’autisme, mais est aussi sujet à controverses.

    Pourquoi je parlerai bientôt de bipolarité dans ce blog sur l’autisme

    Ce blog n’a pas pour vocation de parler uniquement d’autisme. Dès le départ, lorsque j’ai eu l’idée de me lancer dans ce projet, j’espérais livrer un témoignage d’envergure quasi unique sur deux de mes conditions : l’autisme et le trouble bipolaire. Pourquoi unique ? Simplement car je me suis aperçu que la littérature manquait cruellement de témoignages sur ces deux comorbidités pourtant très fréquentes, la bipolarité y étant même plus fréquente que chez les allistes. Et d’envergure car je comptais me livrer de manière brute dans une très longue série d’articles détaillant mon vécu avec ces deux troubles. 

    Pause autisteries #1 : Ponctualité & expressions

    J’ai accumulé au fil du temps toutes sortes d’atypicités qui dépassent les simples critères de diagnostic. Elles font partie de mon quotidien, et de l’acceptation de mon autisme. Petit à petit, elles ont même renforcé la légitimité de mon diagnostic. J’ouvre donc cette série d’articles pour raconter ces péripéties autistiques : des bizarreries parfois loufoques, parfois drôles, toujours singulières. J’appelle ça mes autisteries — un mot que j’ai inventé pour désigner ces petites absurdités typiquement autistiques… et qui me font souvent sourire (et parfois les autres aussi).

    Nouveau : le glossaire du jargon autistique

    Quand on parle d’autisme, on emploie souvent un certain nombre de mots qui n’apparaissent habituellement pas dans le langage courant. La plupart ne sont même pas définis dans les dictionnaires. Dans la communauté autistique, ils permettent d’interagir plus facilement pour mettre des mots là où il n’y en a pas. Ce vocabulaire peut toutefois sembler obscur pour les non concernés, mais aussi les personnes autistes non diagnostiqués ou nouvellement diagnostiquées.

    Mes sensibilités sensorielles détraquées : entre trop et pas assez

    Un de mes plus vieux souvenirs, c’est d’observer les fines particules volantes à la fenêtre de ma chambre. Cette vision me fascinait. Pourtant, toute ma vie, mes sensibilités sensorielles ont été mon plus important handicap. Elles étaient le principal déclencheur de mes crises autistiques. Lorsque j’ai vécu mon premier burn-out autistique, mes hypersensibilités sensorielles se sont intensifiées au point que je les ai qualifiées de « détraquées ». Ce qui me gênait ou ce à quoi je m’étais habitué m’était devenu intolérable. Puisqu’elles sont partie intégrante du diagnostic et de la vie des personnes autistes, il convient d’en donner quelques explications et mon témoignage.