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    Quand l’amour devient surcharge sensorielle

    Un ancien ami m’a une fois demandé comment je voyais le fait d’être amoureux. J’ai répondu que c’était « tout plein de sensations désagréables dans le corps ». Je n’étais pas encore diagnostiqué et ça l’avait beaucoup amusé. Il n’avait jamais entendu ce genre de description et ma réponse était instinctive. Je pense moi-même n’avoir effectivement jamais entendu cette description ailleurs (j’avais même fait mes recherches comme un bon élève pour le décortiquer).

    Pourquoi je parlerai bientôt de bipolarité dans ce blog sur l’autisme

    Ce blog n’a pas pour vocation de parler uniquement d’autisme. Dès le départ, lorsque j’ai eu l’idée de me lancer dans ce projet, j’espérais livrer un témoignage d’envergure quasi unique sur deux de mes conditions : l’autisme et le trouble bipolaire. Pourquoi unique ? Simplement car je me suis aperçu que la littérature manquait cruellement de témoignages sur ces deux comorbidités pourtant très fréquentes, la bipolarité y étant même plus fréquente que chez les allistes. Et d’envergure car je comptais me livrer de manière brute dans une très longue série d’articles détaillant mon vécu avec ces deux troubles. 

    Pris dans les cycles rapides de la bipolarité

    J’ai écrit de nombreux articles de ce blog en l’espace de quelques jours. Un mois avant, j’avais écrit deux livres en moins de deux semaines. Encore avant, en mars 2025, j’ai vécu une expérience ultra stimulante à sociabiliser du matin au soir pendant un stage de ski. En janvier, même schéma. Le point commun ? Il s’agissait là à chaque fois d’épisodes hypomaniaques à la suite desquels se sont systématiquement développés des épisodes maniaques. Après une saison 28 riche en rebondissements, la saison 29 commence mal : dans l’épisode de septembre, ma psychiatre m’a confirmé que j’étais passé en cycle rapide.