• Français
  • English
  • Illustration d'une femme dépressive, assise, mains entre les jambes sur fond terne

    Après l’épisode (hypo)maniaque ou l’épisode mixte, débarque la dépression. Quasi systématiquement. Et plus haut on vole, plus le crash final est violent. L’épisode dépressif, c’est l’épisode bipolaire qui parle le plus même aux non-connaisseurs du trouble. La littérature et la science l’ont abordé dans des milliers d’articles. Il est plus connu sous le simple nom de dépression. Entre 15 et 20 % de la population (selon l’INSERM) en fera l’expérience au moins une fois dans sa vie. Elle fait partie intégrante du trouble bipolaire et hante l’existence des personnes qui en souffrent.

    📋 TL;DR : La dépression bipolaire en bref

    • 🕳️ Crash brutal après l’euphorie, chute soudaine et sévère.
    • 🐌 Ralentissement massif : pensées, gestes, parole au ralenti.
    • 😔 Culpabilité, indignité : auto-accusation, honte destructrice.
    • ⚫ Vide émotionnel ou douleur extrême, perte de plaisir (anhédonie).
    • ⚠️ Risque suicidaire élevé, plus que dans la dépression unipolaire.

    La dépression bipolaire possède globalement les mêmes caractéristiques que la dépression unipolaire, mais elle se manifeste pourtant souvent de manière plus sévère d’après plusieurs études (Clark et al., 2022) et les patients qui en souffrent sont plus susceptibles d’avoir des pensées suicidaires que dans une dépression classique. Il convient d’en préciser ses caractéristiques avant d’aborder le danger qu’elle représente.

    La définition par le DSM-5

    Le DSM-5 (le manuel de diagnostic des trouble mentaux) propose une définition stricte des critères diagnostiques d’un épisode dépressif dans le trouble bipolaire. Plutôt que les paraphraser, je vais donc vous les citer :

    • Humeur dépressive pendant la majeure partie de la journée
    • Diminution marquée de l’intérêt ou du plaisir dans toutes ou presque toutes les activités pendant la majeure partie de la journée (anhédonie)
    • Gain ou perte de poids ou diminution ou augmentation de l’appétit significatifs (> 5%)
    • Insomnie (souvent insomnie de maintien du sommeil) ou hypersomnie
    • Agitation ou ralentissement psychomoteur observés par des tiers (non auto-déclarés)
    • Fatigue ou manque d’énergie
    • Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée
    • Aptitude à penser ou à se concentrer diminuée ou indécision
    • Pensées de mort ou de suicide récurrentes, une tentative de suicide, ou planification suicidaire spécifique

    L’épisode doit contenir au moins 5 de ces critères sur une durée d’au moins deux semaines. Parmi eux, il doit inclure une humeur dépressive ou la perte d’intérêt et/ou de plaisir. À l’exception du critères sur les pensées et tentatives suicidaires, les symptômes doivent être présents presque tous les jours.

    La dépression bipolaire, et ses spécificités

    L’épisode dépressif bipolaire se distingue de la dépression majeure selon certaines caractéristiques qui sont plus intenses et sévères que sa version unipolaire.

    Une dépression brutale et subite

    La recherche suggère que la dépression bipolaire serait souvent plus sévère que la dépression unipolaire. Cela s’explique simplement : la dépression classique est rarement brutale. Elle s’installe progressivement, les symptômes apparaissant en différé pendant que l’épisode grimpe en intensité. La dépression bipolaire, elle, fait souvent suite à des épisodes euphoriques qui peuvent être extrêmes. Imaginez que tous vos neurotransmetteurs s’activaient en même temps, et se libéraient en masse. Dopamine (hormone de la récompense), sérotonine (hormone du bonheur), cortisol (hormone du stress), et d’autres encore. Arrive un moment où vos stocks sont tous épuisés. Le cerveau n’a plus la capacité d’en produire assez rapidement pour suivre votre rythme de fonctionnement.

    Il plante.

    Illustration d'un homme qui chute d'une falaise (crash dépressif)

    C’est ça, le crash bipolaire. Il est souvent vécu de manière extrêmement brutale et laisse le patient dans un état parfois végétatif subitement. Ce n’est pas que la personne bipolaire ne fait pas d’effort. C’est qu’elle est chimiquement incapable de faire cet effort. C’est la réalité difficile du trouble bipolaire : un déséquilibre chimique du cerveau qui peut provoquer euphorie ou mélancolie. Alors qu’une dépression unipolaire s’installe sur plusieurs semaines ou mois, la dépression bipolaire peut s’activer fortement en l’espace de quelques jours. Dans certains cas, en quelques heures. Cela peut mettre la personne qui la subit en détresse émotionnelle.

    Ses symptômes atypiques

    La dépression bipolaire présente aussi souvent des symptômes atypiques : hypersomnie (dormir 14 heures d’affilée), hyperphagie (augmentation excessive de l’appétit), et un ralentissement psychomoteur très marqué, d’après une revue suisse (RevMed, 2017). On observe souvent un sentiment de culpabilité ou de dévalorisation nettement plus intense. Le risque suicidaire est aussi plus élevé, étant jusqu’à 2 fois plus commun que dans la dépression unipolaire (Healthline).

    Une dépression sans déclencheur

    La dépression unipolaire peut survenir sans déclencheur identifiable, c’en est même une particularité très documentée. Cependant, c’est encore plus marqué dans la dépression bipolaire. On parle souvent de cycles pour expliquer comment la dépression bipolaire fait suite à une hypomanie/manie, mais elle peut tout à fait survenir sans déclencheur également (c’est même courant pour beaucoup de personnes affectées) et encore une fois, plus brutalement que sa consœur unipolaire. La personne pourra alors aller se coucher dans son état euthymique (stable) et se réveiller effondrée au matin, incapable de se lever du lit et ralentie de façon massive.

    Certains faux déclencheurs peuvent se présenter lors du début d’un épisode et peuvent alors sembler être à l’origine de la dépression alors qu’elle allait survenir quoi qu’il arrive. Les personnes bipolaires peuvent ainsi être sujettes à la dépression saisonnière, mais cela n’en fait pas forcément le facteur déclencheur. 

    Les symptômes caractéristiques 

    Au risque de répéter ce qu’on peut déjà trouver dans des dizaines d’articles, je vais essayer d’apporter ma voix dans cette liste de symptômes caractéristiques de la dépression, souvent vécus plus difficilement dans la bipolarité.

    Le ralentissement psychomoteur 

    Il s’agit là du fait d’être ralenti dans son mental et dans son corps. Concrètement, cela prend cette forme (description + vécu) :

    • Sur le plan psychique
      • Difficultés à penser, idées au ralenti : d’autant plus marquant après l’euphorie, on tourne littéralement au ralenti, on pense lentement
      • Discours pauvre, réponses brèves : je parle lentement, j’ai la « flemme » de parler (mais ce n’est pas volontaire)
      • Sentiment de vide mental : c’est comme si rien ne se passait dans les neurones et qu’on ne ressentait rien
    • Sur le plan moteur :
      • Gestes lents, marche ralentie : alors que je marche si vite qu’on croirait que j’ai une mission habituellement, en dépression, je « traîne la patte », et ne m’en rends parfois pas compte
      • Mouvements du visage réduits : après avoir mis deux décennies à concevoir mon masque social (incluant les expressions faciales forcées), là, il n’y a plus rien, et apparemment, ça fait peur
    • Ressenti : sensation que mon corps est lourd et que me lever me demande une énergie infinie, que je n’ai pas
    Illustration d'une femme qui avance dans de la boue avec difficultés (ralentissement psychomoteur)

    Dans les cas les plus extrêmes, ça conduit à la catatonie (immobilité complète). Je n’en ai jamais fait l’expérience mais elle serait plus courante dans la bipolarité que la dépression unipolaire.

    La culpabilité et l’indignité

    Alors que c’est la tristesse qui prédomine dans la dépression unipolaire, c’est habituellement une très intense culpabilité, indignité et un sentiment de honte qui envahissent le patient bipolaire dépressif.

    La culpabilité, dans la bipolarité, se manifeste de deux manières : des pensées souvent irrationnelles d’avoir commis des actes négatifs (croire que les autres vont mal à cause de soi par exemple), et des pensées liés aux actes commis pendant l’état euphorique qui a précédé l’état dépressif. Pour mieux comprendre, il faut imaginer un patient ayant dépensé plusieurs milliers d’euros dans des achats insensés, ayant conduit de manière dangereuse, ayant possiblement arrêté ses traitements.

    Le dernier point est crucial. Pour l’avoir vécu à de multiples reprises, c’est la principale chose que je me reproche en dépression : « Et si je n’avais pas été bête et n’avais pas stoppé mon traitement ? Tout est ma faute. ». La personne dépressive se reproche tout ce qu’elle a pu faire, alors même qu’elle n’était pas (totalement) en contrôle de ses actions.

    La dévalorisation se rapproche d’un sentiment d’indignité très dévastateur pour l’image de soi. On va se mettre à penser qu’on ne vaut rien, qu’on n’a pas de valeur en tant qu’être humain, qu’on ne mérite pas d’aimer ou pire, qu’on ne mérite pas d’exister. Tout est prétexte à se dévaloriser et se dénigrer et remettre en question ses réussites. Notre regard sur nous-mêmes est entièrement affecté.

    Illustration d'une femme vidée émotionnellement devant un miroir. Reflet accusateur.

    L’anesthésie émotionnelle

    C’est la sensation de ne rien ressentir, ce qui frappe fortement après un épisode euphorique dans lequel toutes les émotions débordaient et étaient décuplées. En dépression, les sensations sont délavées (comme les couleurs). On a l’impression de ressentir un réel vide intérieur et c’est un ressenti effroyable duquel on pense ne pas pouvoir sortir. Pire encore, on pense qu’il n’y a pas de solution. 

    Et parfois, c’est l’inverse qui se produit : une douleur intérieure extrême au point qu’on pourrait pleurer toute l’eau contenue dans son corps. Parfois, on pleure. Parfois, on n’en a même plus la force. Mais la douleur, elle, est bien réelle. De nombreux témoignages parlent de crises de larmes interminables ou régulières dans la journée, sans même savoir pourquoi on pleure. On y revient : la dépression n’a pas d’origine palpable. Elle est le plus souvent la suite de l’euphorie, ce qui laisse le patient bipolaire très confus d’être soudainement triste sans raison.

    Troubles cognitifs

    Un mot court sur ce symptôme qui réduit en miettes les capacités de concentration, de mémorisation et qui installe comme un brouillard dans l’esprit de la personne dépressive. Elle a la sensation d’un voile par-dessus tout ce qu’elle pense, ressent, voit. Ça l’empêche de fonctionner pleinement, elle oublie des choses, parfois tout, jusqu’à ses rendez-vous médicaux pourtant là pour l’aider.

    Les idées suicidaires

    C’est le seul symptôme dont je ne fais l’expérience qu’en épisode mixte… à l’exception de mon premier épisode dépressif quand j’avais 17 ans. Les critères diagnostiques parlent d’idées et de plans suicidaires. Ils sont souvent plus présents dans la dépression bipolaire que la dépression unipolaire, c’est pourquoi la dépression ne doit pas être prise à la légère car elle met les personnes malades parfois à haut risque, surtout lorsque la dépression s’éternise. Elles peuvent s’installer très rapidement dans les épisodes dépressifs, en l’espace de quelques jours seulement.

    Elles sont souvent vues comme la seule issue à des symptômes qui mettent en détresse la personne. Pour déconstruire cette idée de lâcheté ou que les patients ne pensent pas à leur entourage quand ils font une tentative, il faut bien comprendre qu’il s’agit d’un mécanisme chimique du cerveau, hors du contrôle de la personne dépressive. Des études ont montré une poussée d’égocentrisme dans certaines régions du cerveau (Erle, 2019), qui font oublier à la victime les conséquences sur son entourage, biaisent sa capacité à raisonner sainement et lui font croire qu’il s’agit de la seule solution à ses problèmes.

    Illustration d'un homme à genoux au bord d'un gouffre, couleurs sombres

    Le crash après l’euphorie

    Ce qu’il faut comprendre, c’est cette notion de crash, essentielle. La personne malade peut entrer en dépression sans raison mais le plus souvent, la dépression fait suite à un épisode euphorique. La phase euphorique implique une exaltation (massivement) intense, une agitation, une créativité, une vivacité des pensées, une sensation que tout va bien et que ça le restera. Le cerveau de la personne (hypo)maniaque est en éruption, il est suractivé, il tourne à 200 km/h. En clair, elle vit dans une sorte de réalité alternative où tout va dans son sens.

    Lorsqu’elle crash, elle fait l’expérience de symptômes à l’opposé de toutes ces sensations. D’aller à toute vitesse, elle devient ralentie, mentalement et physiquement. Elle parle moins vite, marche moins vite, agit moins vite, et pense moins vite. L’intensité du ralentissement est telle qu’il est ressenti et observable par l’entourage.

    La personne ne se reconnaît plus, ni dans l’euphorie qui a précédé la dépression, ni dans cette dépression elle-même. Elle est inondée d’une incompréhension constante : d’une efficacité sans précédent, elle est maintenant incapable de fonctionner. C’est extrêmement déstabilisant. Elle se regarde dans le miroir et peut avoir l’impression d’y voir quelqu’un d’autre. La tristesse l’envahit. 

    Pour en rajouter une couche, comme elle est sujette à une culpabilité très intense, elle porte souvent un regard très négatif et auto-accusateur sur ses actions de l’épisode euphorique. Les prises de risque, les comportements sociaux inadaptés, l’hypersexualité, les dépenses excessives, tout devient matière à porter un regard noir sur elle-même.

    Une expérience sensorielle unique

    Beaucoup de personnes bipolaires ou dépressives unipolaires en parlent : lorsque l’épisode commence, le monde perd peu à peu de ses couleurs. Plus l’épisode grimpe en intensité, plus les couleurs se délavent au point d’avoir la sensation de voir en noir et blanc. Je vous rassure, c’est une métaphore. Je le précise car j’ai longtemps cru (sacré autisterie) que c’était littéral et ne me retrouvais donc pas dans ce symptôme. Il y a cependant une part de réalité. La recherche a montré que les personnes dépressives présentent une altération de la perception des contrastes et des couleurs (Salmela et al., 2021). Les nuances de bleu et de jaune seraient les plus affectées (liées aux circuits dopaminergiques) selon un article publié sur Time. Le monde devient donc littéralement (cette fois) plus terne.

    Illustration d'un homme dépressif, palette de couleurs délavées
    Monde aux couleurs délavées

    Dans l’autisme, les témoignages parlent de diverses manifestations sensorielles de la dépression. Certains décrivent des hypersensibilités accrues (sensation désagréable amplifiée), une perte de plaisir avec les sensations agréables (liées partiellement à l’anhédonie). D’autres, au contraire, décrivent une désensibilisation totale au monde extérieur. C’est ce dont je fais l’expérience. Je ne suis ni sensoriellement satisfait par la musique dans mes oreilles, ni fasciné par les feux tricolores ou les lumières nocturnes, ni non plus agressé par les stimuli extérieurs…

    À l’exception des sensations tactiles qui se décuplent. Me toucher devient un défi tant je réagirai brusquement au moindre contact, s’il ne s’agit pas de quelques personnes avec qui je suis déjà à l’aise quand je suis stable. La nourriture perd entièrement de sa saveur (quand j’ai assez d’énergie pour m’alimenter). Je ne peux juger des odeurs car j’étais hyposensible à l’odorat pendant 28 ans et ma dernière dépression remonte à cette période. Ma vision est affectée également, je suis moins sensible à la lumière comme si elle était terne elle-même à la manière des couleurs que je perçois.

    Pour la petite anecdote, j’ai une fois personnifié mes sensibilités sensorielles en les qualifiant elles-mêmes de « dépressives » car elles ne répondaient plus à rien, comme moi qui ne réponds plus aux choses positives.

    Mon cas atypique permet donc de rappeler qu’il existe autant de manifestations différentes de l’autisme que de personnes autistes.

    Beaucoup de personnes autistes stim moins également pendant leurs épisodes dépressifs. La dépression peut rendre le stimming moins accessible ou moins automatique, ce qui laisse la personne autiste en « danger » face aux stimuli sensoriels qu’elle ne peut plus réguler, donnant la sensation que ses hypersensibilités sensorielles sont amplifiées.

    L’anhédonie

    C’est le symptôme que j’évoquais plus haut. Il s’agit là de la perte d’intérêt ou de plaisir à des activités normalement appréciables. La personne dépressive ne prend plus plaisir à rien ou presque. Plus l’épisode s’intensifie, plus le symptôme est marquant au point où la personne peut devenir totalement apathique et ne plus sourire au moindre événement heureux ou à ce qui lui plaît habituellement. C’est le symptôme principal de la dépression — avec l’humeur dépressive. 

    Chez les personnes autistes, l’anhédonie peut prendre une forme plus radicale, plus mutilante. Stims, routines, rituels et intérêts spécifiques sont souvent la source principale de plaisir des personnes autistes. Lorsqu’elles sont affectées par une dépression, c’est comme si on leur enlevait une partie d’elles-mêmes. J’en parlais dans mon article sur le stimming : il s’agit d’une partie de soi pour la personne autiste. Lorsqu’elle le perd, c’est comme une déconnexion d’elle-même. Même les intérêts spécifiques n’apportent plus de joie, alors qu’ils sont présents dans l’esprit des personnes autistes parfois à longueur de journée. Ce n’est pas une simple perte de plaisir dans une passion, c’est la perte de plaisir dans son identité.

    Illustration d'une femme aux couleurs délavées dans un monde pourtant coloré (perte d'intérêt et de plaisir)
    Symbole de la perte d’intérêt et de plaisir

    Dans cet état, je me suis parfois fait peur moi-même en ne ressentant plus la moindre once de joie à l’idée de m’adonner à mes intérêts spécifiques. Dramatique lorsqu’on sait que je me ferais une joie d’infodump n’importe qui sur un de mes sujets de prédilection dans mon état stable. L’épisode était si intense que je ne faisais plus rien. Je restais devant ma télévision, assis en tailleur, les larmes ne coulant pas car trop vidé d’énergie, à essayer de démarrer un film sans ressentir la moindre excitation à l’idée de me plonger dedans. L’idée même de regarder un film me paraissait plus épuisante et fastidieuse qu’apaisante. Donc je ne faisais rien.

    📋 TL;DR : Retenir l’essentiel

    • La dépression bipolaire n’est pas une simple tristesse : c’est un effondrement brutal, souvent après une phase euphorique.
    • Elle se traduit par un ralentissement massif (pensées, gestes, parole), une culpabilité intense et une indignité destructrice.
    • L’anesthésie émotionnelle et l’anhédonie créent un vide intérieur, coupant du plaisir et parfois de son identité.
    • Le risque suicidaire est élevé, renforcé par la sévérité des symptômes et la rapidité du crash.
    • Chez moi, l’autisme module les perceptions sensorielles et accentue l’impact de l’anhédonie, rendant l’épisode encore plus dévastateur.
    Illustration d'un sablier presque vide, temps qui ralentit

    Après l’incandescence de la manie, la dépression, c’est voir un monde en noir et blanc. On ne la choisit pas, on la subit.

    🇫🇷

    Salut.

    Si mes textes te parlent — si quelque part tu t’y reconnais ou si tu veux suivre ce voyage autour de l’autisme, de la bipolarité et de la reconstruction — tu peux t’abonner.

    Je t’écris environ une fois par semaine.

    Pas de spam. Pas d’algorithmes.

    Juste une lettre, de moi à toi.

    🇬🇧

    Hi there.

    If my writing resonates with you — if you see yourself in it or want to follow this journey of autism, bipolar disorder and rebuilding — you can subscribe.

    I write about once a week.

    No spam. No algorithms.

    Just a letter — from me to you.

    Par Florent

    Flo, développeur et cinéphile. Autiste et bipolaire, je partage ici mes cycles, mes passions et mes découvertes sur la neurodiversité.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *