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  • Interludes : Cambodge #2 — De la crise au sourire

    Voilà une semaine que je suis arrivé au Cambodge, comme je vous l’avais annoncé dans mon premier article, la veille du départ. Il s’agit en fait de mon retour au pays, dans lequel j’avais déjà effectué un stage humanitaire de fin d’études et vécu parmi les Cambodgiens, immergé dans leur culture et leur mode de vie. Cette fois, je suis arrivé avec un petit groupe d’amis. Pour les premiers jours, on a choisi le mode repos et découverte de la capitale. 4 jours à Phnom Penh, et une excursion à Skuon, à 1h de scooter, la ville des mygales. Parfait pour ce mois d’octobre (Halloween) et provoquer des hauts le cœur chez les plus frileux. Ces interludes, ils me servent de respiration dans mon blog et de partage d’une expérience plus sensorielle qu’elle n’y paraît.

    Quand l’amour devient surcharge sensorielle

    Un ancien ami m’a une fois demandé comment je voyais le fait d’être amoureux. J’ai répondu que c’était « tout plein de sensations désagréables dans le corps ». Je n’étais pas encore diagnostiqué et ça l’avait beaucoup amusé. Il n’avait jamais entendu ce genre de description et ma réponse était instinctive. Je pense moi-même n’avoir effectivement jamais entendu cette description ailleurs (j’avais même fait mes recherches comme un bon élève pour le décortiquer).

    Jeanne raconte l’autisme au féminin

    J’introduis aujourd’hui la catégorie « Spectres croisés ». L’objectif : laisser la parole à d’autres concernés. Spectres & Cycles n’a pas pour unique vertu de me laisser raconter toute ma vie, mais aussi de partager d’autres expériences, tout aussi incarnées, brutes, et sans retouches. J’ai donc proposé à mon amie Jeanne de prendre la parole pour vous expliquer en détail ce qu’est l’autisme au féminin et raconter son vécu. (Et je décline toute responsabilité quant à ses touches d’humour dans les titres, je lui avais bien demandé d’en mettre !)

    Interludes : Cambodge #1 — Retour au chaos ordonné, regard autistique

    8 ans après le voyage le plus incroyable de ma vie, je retourne demain au Cambodge, un pays dont la culture m’a fasciné, la bienveillance des gens m’a presque troublé, et aux expériences culinaires toujours plus délicieuses. Depuis la préparation du voyage, je n’ai fait qu’évoquer (un peu pour le running gag) les fameuses mygales frites de Skuon. Sans aucun doute l’une de mes plus belles découvertes. Il y a quelques mois, j’ai alors convaincu quelques amis de choisir le Cambodge comme destination de voyage. 

    L’autisme, comprendre et vivre en tant qu’autiste

    Dans l’imaginaire collectif, un(e) autiste, c’est quelqu’un de calme, renfermé, asocial et pour certains, exceptionnellement bon en mathématiques. Les stéréotypes télévisuels n’aident pas à désamorcer ces idées. Beaucoup ont encore en tête Rain Man avec son autiste qui s’arrête en plein milieu de la route en voyant le feu passer au rouge. La réalité est pourtant bien différente. L’autisme est un spectre et il s’exprime différemment selon chacun. Suite à ma série d’articles décrivant l’autisme, il est temps d’en faire un article récapitulatif l’évoquant dans toute sa globalité.

    Mon rapport à l’IA (et GPT comme psy)

    Récemment, on m’a fait des retours quant à mes mentions de l’IA. Enfin, récemment on m’en a fait de sorte que j’eus envie d’en parler. Ces reproches, on me les fait en fait depuis que j’utilise l’IA. Ils sont multiples : certains s’interrogent sur l’utilisation que j’en fais pour donner vie à mon imagination dans mes illustrations ; d’autres commentent les retours « psychologiques » de GPT que je cite ; d’autres encore questionnent son rôle de relecteur. Le sujet est d’actualité, j’ai pensé donc clarifier quelques-uns de ces points.

    La neurodiversité : définition, origine et enjeux

    Judy Singer, une sociologue autiste, a donné naissance à la neurodiversité dans les années 1990. Le concept : reconnaître que la diversité de fonctionnement cognitif fait partie de la diversité humaine au même titre que les diversités sociales, culturelles, ou même la biodiversité. Axé initialement sur l’autisme, il s’est progressivement étendu à d’autres conditions et plus tard, à d’autres troubles mentaux. Aujourd’hui, ce mouvement a eu de grandes forces dans la communauté et le regard porté sur l’autisme, mais est aussi sujet à controverses.

    Pourquoi je parlerai bientôt de bipolarité dans ce blog sur l’autisme

    Ce blog n’a pas pour vocation de parler uniquement d’autisme. Dès le départ, lorsque j’ai eu l’idée de me lancer dans ce projet, j’espérais livrer un témoignage d’envergure quasi unique sur deux de mes conditions : l’autisme et le trouble bipolaire. Pourquoi unique ? Simplement car je me suis aperçu que la littérature manquait cruellement de témoignages sur ces deux comorbidités pourtant très fréquentes, la bipolarité y étant même plus fréquente que chez les allistes. Et d’envergure car je comptais me livrer de manière brute dans une très longue série d’articles détaillant mon vécu avec ces deux troubles. 

    Pause autisteries #1 : Ponctualité & expressions

    J’ai accumulé au fil du temps toutes sortes d’atypicités qui dépassent les simples critères de diagnostic. Elles font partie de mon quotidien, et de l’acceptation de mon autisme. Petit à petit, elles ont même renforcé la légitimité de mon diagnostic. J’ouvre donc cette série d’articles pour raconter ces péripéties autistiques : des bizarreries parfois loufoques, parfois drôles, toujours singulières. J’appelle ça mes autisteries — un mot que j’ai inventé pour désigner ces petites absurdités typiquement autistiques… et qui me font souvent sourire (et parfois les autres aussi).

    Mes lunettes de soleil contre le bruit sensoriel

    Récemment, je me suis rendu à la MDPH dans un département qui avait subi une cyber-attaque qui leur avait fait perdre tous leurs dossiers électroniques. La salle était remplie et bruyante. Instinctivement, j’ai donc remis mes lunettes de soleil. Ça a surpris mon conseiller, mais fait rire ma mère, qui a compris le processus. C’était un moyen de compenser. Il fallait que je puisse entendre mon numéro pour me rendre au guichet, puis que j’entende mon conseiller. Le port du casque à réduction de bruit m’était donc impossible. J’ai donc eu recours à mes lunettes de soleil pour maximiser la réduction non pas du bruit sonore, mais du bruit global perçu par mon cerveau.