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    Pause autisteries #2 : Cinéma & rigueur absurde

    Petite pause autisterie pour évoquer cette fois une situation rocambolesque liée à ma rigidité quant aux règles, notamment celles au cinéma, qui sont pourtant affichées en grosses lettres avec iconographies sur fond bleu dans les cinémas UGC, que je fréquente, avant juste avant le lancement du film. À savoir : éviter de parler pendant le film, mettre son téléphone en mode avion. Chez certains, ces règles sont des suggestions visiblement. Certains n’ont alors pas vu venir la scène que je vais vous conter.

    Burn-out autistique : quand le corps dit stop

    Le burn-out autistique, en quelques mots, c’est comme un shutdown complet de longue durée. Il fait souvent suite à une surcharge du système sensoriel, émotionnel ou cognitif et résulte habituellement d’une compensation (masking social) extrême qui a dépassé les seuils de tolérance de la personne autiste. Le masking est un travail constant et quotidien, qui se met en place dès que la personne se retrouve en interaction ou exposée en public.

    Autisme et bipolarité : une double expérience fréquente mais peu étudiée

    5 à 8% des personnes autistes seraient affectées d’un trouble bipolaire, et pourtant, cette association entre ces deux conditions est très peu évoquée dans la littérature. Lorsqu’on tape « autisme et bipolarité » sur Google, trouver un témoignage peut relever du défi. J’ai participé il y a quelques années à un podcast à ce sujet, livrant une expérience quasi unique, en particulier française. L’idée de ce blog qui aborderait en détail ces deux sujets a ensuite germé peu à peu il y a quelques semaines. Quelques jours plus tard, le projet était en route. 

    Meltdown : l’explosion autistique

    Si le shutdown est l’implosion, le meltdown est l’explosion. Une crise visible, bruyante, souvent mal comprise. L’image de l’autiste qui se frappe la tête contre les murs est courante. C’est une réalité pour beaucoup de personnes autistes mais ce n’est pas systématique. Toutefois, beaucoup font l’expérience de crises autistiques de manière plus ou moins fréquentes. Le meltdown génère une intense décharge émotionnelle qui peut laisser la personne autiste qui en est victime totalement vidée de toute énergie. Après avoir évoqué les crises autistiques dans leur globalité, je parle du meltdown plus en détails dans cet article. 

    Shutdown : l’implosion autistique

    Les crises autistiques font partie intégrante de la vie de nombreuses personnes autistes. Après les avoir évoquées dans leur globalité dans cet article, il convient d’en faire leur description, à commencer par le shutdown, souvent décrit comme l’effondrement autistique, ou le repli social. Le shutdown est également défini comme un repli autistique, une réaction involontaire de retrait déclenchée par une surcharge sensorielle ou émotionnelle (Wikipedia). Pourtant, la crise va bien au-delà d’un simple repli, c’est une réelle réaction neurologique d’autistique destinée à court-circuiter une surcharge que le cerveau perçoit comme un danger. 

    Shutdown et meltdown : comprendre les crises autistiques

    Dans l’imaginaire collectif, un autiste, c’est quelqu’un de renfermé exceptionnel en maths, calme et qui se balance d’avant en arrière. Ce que beaucoup ne savent pas, c’est que les personnes autistes peuvent être confrontées à des décharges émotionnelles intenses (les meltdowns) et des effondrements internes (les shutdowns).  Ces crises ont des origines variées, mais la surcharge sensorielle est la plus fréquente.

    Quand l’amour devient surcharge sensorielle

    Un ancien ami m’a une fois demandé comment je voyais le fait d’être amoureux. J’ai répondu que c’était « tout plein de sensations désagréables dans le corps ». Je n’étais pas encore diagnostiqué et ça l’avait beaucoup amusé. Il n’avait jamais entendu ce genre de description et ma réponse était instinctive. Je pense moi-même n’avoir effectivement jamais entendu cette description ailleurs (j’avais même fait mes recherches comme un bon élève pour le décortiquer).

    L’autisme, comprendre et vivre en tant qu’autiste

    Dans l’imaginaire collectif, un(e) autiste, c’est quelqu’un de calme, renfermé, asocial et pour certains, exceptionnellement bon en mathématiques. Les stéréotypes télévisuels n’aident pas à désamorcer ces idées. Beaucoup ont encore en tête Rain Man avec son autiste qui s’arrête en plein milieu de la route en voyant le feu passer au rouge. La réalité est pourtant bien différente. L’autisme est un spectre et il s’exprime différemment selon chacun. Suite à ma série d’articles décrivant l’autisme, il est temps d’en faire un article récapitulatif l’évoquant dans toute sa globalité.

    Pourquoi je parlerai bientôt de bipolarité dans ce blog sur l’autisme

    Ce blog n’a pas pour vocation de parler uniquement d’autisme. Dès le départ, lorsque j’ai eu l’idée de me lancer dans ce projet, j’espérais livrer un témoignage d’envergure quasi unique sur deux de mes conditions : l’autisme et le trouble bipolaire. Pourquoi unique ? Simplement car je me suis aperçu que la littérature manquait cruellement de témoignages sur ces deux comorbidités pourtant très fréquentes, la bipolarité y étant même plus fréquente que chez les allistes. Et d’envergure car je comptais me livrer de manière brute dans une très longue série d’articles détaillant mon vécu avec ces deux troubles. 

    Pause autisteries #1 : Ponctualité & expressions

    J’ai accumulé au fil du temps toutes sortes d’atypicités qui dépassent les simples critères de diagnostic. Elles font partie de mon quotidien, et de l’acceptation de mon autisme. Petit à petit, elles ont même renforcé la légitimité de mon diagnostic. J’ouvre donc cette série d’articles pour raconter ces péripéties autistiques : des bizarreries parfois loufoques, parfois drôles, toujours singulières. J’appelle ça mes autisteries — un mot que j’ai inventé pour désigner ces petites absurdités typiquement autistiques… et qui me font souvent sourire (et parfois les autres aussi).