đïž Glossaire
Afin de poser des mots sur diverses expĂ©riences, de militer pour une meilleure acceptation de lâautisme, et distinguer ses diffĂ©rences, la communautĂ© autistique sâest entourĂ©e de divers termes crĂ©atifs. Jâen emploie beaucoup sur ce blog et il convient donc dâen faire une petite liste (accompagnĂ©e de quelques tĂ©moignages).
đ Cette page est mise Ă jour rĂ©guliĂšrement et peut servir de rĂ©fĂ©rence Ă mes autres articles.
Termes communautaires et politiques
Des termes sont nĂ©s dâune volontĂ© de dĂ©mĂ©dicaliser (jâinvente des mots, oui oui) lâautisme et parfois une volontĂ© militante dont lâobjectif est de faire de lâautisme une condition acceptĂ©e par la sociĂ©tĂ©.
đ€Ż Neurodivergent / neuroatypique
Câest un terme couramment employĂ© pour dĂ©signer habituellement les personnes autistes (il sâest depuis quelques annĂ©es Ă©largi Ă tous les troubles du neurodĂ©veloppement). Elles disent aussi parfois simplement « ĂȘtre sur le spectre ».
Neuroatypique est un terme plus mĂ©dical et neurodivergent est un terme plus militant. Leurs deux usages divisent. Ătant mitigĂ© sur certaines questions de nature politique, je nâutilise ni lâun ni lâautre. Je leur prĂ©fĂšre « autiste », « sur le spectre » ou dans certains casâŠ
đ§© Asperger / aspie
Câest le terme qui fait le plus dĂ©bat. Mon diagnostic mentionne dâailleurs bien ce profil qui nâexiste plus dans la classification officielle du DSM-5 depuis 2013. Les raisons sont multiples : lâimplication de Hans Asperger dans le nazisme (parfois contestĂ©e), et la volontĂ© de ne plus faire des Aspergers les « bons autistes » Ă contrario des « mauvais autistes » (Ă dĂ©ficience intellectuelle). Avoir rĂ©uni tous les autistes en un seul diagnostic permet de reconnaĂźtre quâils partagent des handicaps communs avec des traits Ă lâintensitĂ© variable selon chaque personne autiste.
Je nâemploierai pas ce terme dans le blog mais pour lâexpliquer : il sâagissait avant 2013 dâun diagnostic Ă part entiĂšre dâautisme sans dĂ©ficience intellectuelle ni retard de langage. Jâemploie encore ce terme (hors de ce blog) occasionnellement lorsque je sens quâil permettra de rĂ©sulter en moins de stĂ©rĂ©otypes avant dâamener progressivement mon interlocuteur Ă lâidĂ©e que je suis bien autiste.
La communautĂ© autistique se sert aussi parfois du terme « aspie » (que je trouve mignon) pour parler de leur autisme Asperger. De nombreux sites internet arborent mĂȘme ce terme dans leur nom de domaine.

đ Neurotypique
Le terme neurotypique a Ă©tĂ© initialement imaginĂ© comme un terme ironique pour qualifier les personnes non-autistes. Il Ă©tait pendant Ă lâorigine utilisĂ© dans les groupes de discussion autistes anglophones avant de sâĂ©tendre au reste du monde. Le reste de la communautĂ© porteuse de trouble du neurodĂ©veloppement se lâest ensuite appropriĂ© dans la derniĂšre dĂ©cennie afin de dĂ©signer toute personne non porteuse dâun trouble du neurodĂ©veloppement.
Le terme est parfois mal pris par les personnes neurotypiques qui se sentent Ă©tiquetĂ©es. Plus rĂ©cemment encore, son usage sâest Ă©largi Ă de nombreux autres troubles mentaux (dont les bipolaires qui lâemploient aussi occasionnellement), ce qui a amenĂ© la communautĂ© anglophone Ă crĂ©er le terme « alliste ».
đ¶ Alliste
Ce terme beaucoup plus rĂ©cent et moins dĂ©mocratisĂ© (Ă part dans la communautĂ© anglophone) est alors spĂ©cifique Ă toute personne non-autiste. Il permet de marquer les limites du terme « neurotypique ». Il sâagit de marquer une distinction nette entre les cerveaux autistes et tout le reste, les premiers Ă©tant souvent trĂšs sujets Ă se sentir Ă lâĂ©cart du reste du monde (certains employant mĂȘme des termes comme « alien »).
Le terme est naissant dans la communautĂ© francophone et je dois souvent expliquer aux autres ce quâil signifie avant de lâemployer (quand je nâoublie pas de le faire) et les raisons pour lesquelles je le prĂ©fĂšre à « neurotypique ».
Vous le verrez rĂ©guliĂšrement dans mon blog, « neurotypique » ayant selon moi perdu de son sens avec le temps. Jâexploiterai notamment le terme « alliste » pour spĂ©cifiquement parler des non-autistes, et donc Ă©viter la confusion induite par neurotypique.
đ NeurodiversitĂ©
Câest un terme introduit par une sociologue autiste, Judy Singer, dans les annĂ©es 1990. La neurodiversitĂ©, câest reconnaĂźtre que les diffĂ©rences de fonctionnement neurologique font partie de la diversitĂ© humaine. Elle inclut habituellement lâautisme, le TDAH (trouble du dĂ©ficit de lâattention avec ou sans hyperactivitĂ©), les troubles de lâapprentissage/dys (dyslexie, dyspraxie, dyscalculie etc.) et plus largement dâautres troubles tels que le trouble bipolaire qui mâaffecte justement. Elle perçoit la diversitĂ© neurologique non pas comme une anomalie Ă corriger mais une diffĂ©rence de penser et de percevoir le monde.
Elle met donc lâaccent sur lâacceptation et la valorisation des singularitĂ©s cognitives. Le concept reste controversĂ© car mal employĂ©, il peut effacer la nature rĂ©elle du handicap quotidien des personnes concernĂ©es. Il a apportĂ© un souffle qui Ă©tait nĂ©cessaire Ă la vision psychiatrique classique de nombreux troubles, souvent stigmatisĂ©s.
Modes de communication
Voici lĂ des mots qui dĂ©crivent des traits partagĂ©s par la communautĂ© au sujet de leurs maniĂšres de communiquer et dâinteragir.
đ Infodumping
Infodump quelquâun, câest larguer une grande quantitĂ© dâinformations Ă la fois. Le terme est issu de la communautĂ© autistique. Elle sây rĂ©fĂšre souvent pour expliquer comment elle peut envahir ses interlocuteurs dâinformations sur son sujet de prĂ©dilection, souvent en monopolisant la parole et au dĂ©triment de la parole de lâautre. Il sâagit souvent de balancer toutes les informations que la personne autiste a en tĂȘte, de maniĂšre dĂ©taillĂ©e et passionnĂ©e. Ce nâest pas quâelle ne sâintĂ©resse pas Ă lâautre mais câest souvent un mode de communication Ă part entiĂšre.
Lâenvie de tout partager, prĂ©cisĂ©ment et complĂštement, peut en fait simplement prendre le dessus sur les codes habituels de la conversation Ă double sens. Pour beaucoup, câest mĂȘme un moyen dâexprimer leur enthousiasme et, paradoxalement, dâouvrir lâĂ©change.

Quand jâinfodump quelquâun, jâespĂšre en fait quâil entre dans mon monde et quâon interagisse. Je suis simplement enjouĂ© et espĂšre crĂ©er une connexion en larguant sur lâautre tout ce que je sais dâun sujet prĂ©cis. Ayant des difficultĂ©s Ă ouvrir la conversation sur un sujet qui intĂ©resse lâautre, je me sers de lâinfodumping pour amener lâautre dans mon monde et Ă©ventuellement permettre plus tard de mâintĂ©resser Ă lui. Seulement, câest rarement perçu comme un mode de discussion Ă part et clĂŽt souvent la discussion.
En percevant un blanc dans une conversation que lâautre ne comble pas, je peux aussi lâinfodump en pensant rouvrir la discussion. Jâai aussi un besoin de complĂ©tion trĂšs handicapant qui me pousse Ă aller jusquâau bout dâun partage dâinformations en cascade, quitte Ă monopoliser la conversation et ne mâen rendre compte quâaprĂšs-coup.
Aujourdâhui, le terme est vastement employĂ© dans toute la communautĂ©, sur les serveurs de discussion, les blogs, articles et mĂȘme les formations. Il nâest plus uniquement spĂ©cifique Ă lâautisme et beaucoup de personnes avec TDAH sâen servent Ă©galement.
đ Double empathie
PlutĂŽt que de considĂ©rer des dĂ©ficits dans la communication autistique, la thĂ©orie de la double empathie suggĂšre que les difficultĂ©s de communication viennent autant des autistes que des allistes. Une Ă©tude rĂ©cente sur le sujet a Ă©tĂ© effectuĂ©e : elle se basait sur le « tĂ©lĂ©phone arabe ». LâidĂ©e Ă©tait de voir si les autistes entre eux fonctionnaient aussi bien que les allistes entre eux et ce quâil se passait lorsquâon les mettait ensemble. Sans surprise, lâĂ©tude tendait Ă confirmer cette thĂ©orie. Les difficultĂ©s notables nâapparaissaient que lorsquâelle rassemblait autistes et allistes.

â Lâalexithymie
Il sâagit du fait dâavoir des difficultĂ©s Ă identifier et comprendre ses Ă©motions. On estime Ă 40 Ă 50% la part des personnes autistes concernĂ©es (Ă©tude de 2019, PMC). Ă titre dâexemple, mon entourage est souvent plus rapidement averti que je mâĂ©nerve et je ne sais souvent pas quoi rĂ©pondre Ă un simple « ça va ? » sauf si je sais que je vais trĂšs bien ou trĂšs mal (euphorique ou trĂšs triste). Le reste du temps, je rĂ©ponds simplement oui (car câest ce que veut de toute maniĂšre la convention sociale).
En un court paragraphe, avoir ces mots nous permet de mettre des mots sur une rĂ©alitĂ© invisible aux yeux du monde. Ils permettent dâajouter des repĂšres dans notre langage quotidien.
Régulation et adaptation
Quelques termes issus de la communauté dans une volonté de décrire leurs comportements atypiques et adaptatifs.
đ Stimming
Le stimming, câest le fait de sâauto-rĂ©guler par des gestes ou des sons et paroles rĂ©pĂ©titifs, rĂ©guliers et rythmĂ©s, quâon appelle stims (terme autistique) ou stĂ©rĂ©otypies (terme mĂ©dical). Le terme est nĂ© dâun dĂ©sir de rendre cette partie identitaire des personnes autistes acceptĂ©e plutĂŽt que tolĂ©rĂ©e ou rejetĂ©e, plutĂŽt que de la voir comme gĂȘnante ou une anomalie. La stĂ©rĂ©otypie peut ĂȘtre dans certains cas nocive alors que le stimming est perçu comme positif dans la vie de la personne autiste. Comme la neurodiversitĂ©, il y a une dimension politique nĂ©e de ce terme. JâĂ©voque le stimming plus en profondeur dans cet article.
đ Masking/camouflage
Le masking ou le camouflage, en termes psychiatriques un peu rĂ©ducteurs, câest le fait de compenser ses difficultĂ©s liĂ©es Ă lâautisme. Le masking implique de non seulement compenser mais de faire des efforts, de maniĂšre souvent trĂšs intensive et Ă©puisante, pour construire un masque social de nature Ă cacher son autisme.
Beaucoup de personnes autistes sont diagnostiquĂ©es trĂšs tard car elles ont appris Ă masquer, parfois trĂšs tĂŽt, dans leur vie. On lâobserve notamment chez les femmes et chez les personnes Ă haut QI mĂȘme si ça ne leur est pas spĂ©cifique.

Jâai moi-mĂȘme masquĂ© pendant 20 ans avant dâĂȘtre diagnostiquĂ©. Mes premiers souvenirs de comprĂ©hension quâun « truc clochait » remontent Ă mes 4 ans. Mon premier souvenir de masking concret, Ă mes 6 ans. Jâai alors petit Ă petit conçu un masque, notamment en :
- Visionnant beaucoup de films et répétant mentalement des phrases toutes faites
- Répliquant les expressions faciales que je voyais
- Trébuchant, faisant des erreurs et les corrigeant
- Imitant mon entourage
- Apprenant et appliquant les conventions sociales mĂȘme quand elles semblaient ne pas avoir de sens ou de logique
Le masking peut mener aux crises autistiques lorsquâil est trop intensif, voire au burn-out autistique.
đȘïž Les crises autistiques
Les autistes subissent pour beaucoup des crises de diverses natures qui peuvent détruire leur capacité à fonctionner en société.
đ„ Les shutdowns/meltdowns
Les shutdowns et les meltdowns sont des crises autistiques typiques qui rĂ©sultent dâune surcharge : sensorielle, Ă©motionnelle, ou cognitive. Lorsque le cerveau arrive Ă saturation de stimuli Ă traiter, quâil dĂ©passe son seuil de tolĂ©rance, il crash.
Parfois, il implose, câest le shutdown. Il se manifeste en repli social, mutisme partiel ou total, rĂ©duction des perceptions des stimuli, immobilisation.
Lâautre crise, câest lâexplosion, le meltdown. Il sâagit dâun effondrement Ă©motionnel souvent trĂšs violent que subit la personne autiste qui ressent alors un dĂ©ferlement dâĂ©motions incontrĂŽlables, une agitation motrice, des crises de larmes, quâelle peut ressentir comme un chaos interne.

Dans les deux cas, elles laissent la personne autiste souvent trĂšs Ă©puisĂ©e et rĂ©duisent sa capacitĂ© Ă fonctionner les heures â voire jour â qui suivent. Il est donc important de lui fournir un environnement loin des stimulations gĂȘnantes et qui lui permet de prendre le temps pour se ressourcer.
En plein shutdown, mon processeur interne ne fonctionne plus : je deviens parfois incapable de rĂ©pondre, mes perceptions sensorielles sont altĂ©rĂ©es et je perds la capacitĂ© de bouger. Je parle alors dâĂ©cran bleu de la mort (le BSOD de Windows).
đ„ Le burn-out autistique
Le burn-out autistique, câest une sorte de shutdown massif qui dure en moyenne 4 mois selon lâune des rares Ă©tudes sur le sujet. Il rĂ©sulte dâune surcharge trop intense et/ou dâun masking de longue durĂ©e et intensif (Mantzalas et al., 2022). En dĂ©coule une rĂ©duction drastique de la tolĂ©rance aux stimuli sensoriels, une perte de certaines capacitĂ©s prĂ©cĂ©demment acquises et un retrait social.
Il est Ă distinguer de la dĂ©pression dans le sens quâil nâimplique normalement pas de perte de plaisir mais bien une perte de capacitĂ© Ă sâadonner Ă ses activitĂ©s. Les deux ne sont pas exclusifs. Le burn-out peut amener Ă la dĂ©pression (notamment sâil est trop prolongĂ©) et inversement. Jâen parlerai Ă©galement dans un futur article.
Les intĂ©rĂȘts
Les personnes autistes peuvent sâimpliquer « corps et Ăąme » dans leurs centres dâintĂ©rĂȘt ou leurs projets, dâune intensitĂ© telle que des termes dĂ©finissent cette particularitĂ©.
đ Hyperfocus
Lâhyperfocus, câest la concentration trĂšs intense et prolongĂ©e sur une activitĂ©. Dans lâautisme, il est souvent observĂ© dans les intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques mais il ne leur est pas unique. On note souvent un hyperfocus chez les personnes autistes qui se lancent dans un projet qui leur plaĂźt ou dans nâimporte quelle activitĂ© qui les stimule, ou mĂȘme dans leur travail dans lequel elles peuvent sâimpliquer trĂšs fortement.
Certains intĂ©rĂȘts nâatteignent pas le statut dâintĂ©rĂȘt spĂ©cifique car ils nâont pas la mĂȘme intensitĂ© ou sont plus passagers mais peuvent devenir un hyperfocus pour la personne autiste, plus temporairement. On note que lâhyperfocus est trĂšs largement utilisĂ© par la communautĂ© des personnes avec TDAH dont les intĂ©rĂȘts (moins envahissants et longue durĂ©e que les intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques) peuvent capter toute leur attention et les amener Ă infodump lâentourage Ă la maniĂšre dâune personne autiste. Câest dâailleurs un trait caractĂ©ristique trompeur qui peut induire un diagnostic erronĂ©.
Dans mon cas, mes hyperfocus touchent majoritairement Ă mes intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques. Ils sâactivent aussi cependant lorsque jâĂ©cris â et jâadore Ă©crire â comme lors de la prĂ©paration des articles de ce blog que je peux enchaĂźner (alors quâils impliquent un long travail de relecture).
đ€ Les intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques
En quelques mots, il sâagit dâintĂ©rĂȘts parfois atypiques â mais pas forcĂ©ment â et trĂšs intenses dans lesquels la personne autiste investit une trĂšs grande part de son temps. Ils sont souvent trĂšs envahissants, dans le sens oĂč ils peuvent affecter toutes les sphĂšres de la personne autiste : Ă©motionnelle, sociale et professionnelle.

Les intĂ©rĂȘts spĂ©cifiques jouent un rĂŽle de rĂ©gulation sensorielle et Ă©motionnelle et apportent de la prĂ©visibilitĂ© au quotidien des autistes dans un monde quâils perçoivent comme imprĂ©visible.
Glossaire du jargon autistique
đ Termes communautaires
- Neurodivergent / Neuroatypique : personne dont le fonctionnement neurologique diffÚre de la norme (ex. autisme, TDAH, dys, bipolarité).
- Autiste / sur le spectre : personne concernĂ©e par lâautisme, avec des intensitĂ©s et profils variĂ©s.
- Asperger / Aspie : ancien diagnostic dâautisme sans dĂ©ficience intellectuelle ni retard de langage, terme encore utilisĂ© par certains mais controversĂ©.
- Neurotypique (NT) : personne sans trouble du neurodéveloppement (terme perçu parfois comme étiquetant).
- Alliste : terme plus récent et précis pour désigner une personne non-autiste.
- NeurodiversitĂ© : idĂ©e que les diffĂ©rences neurologiques font partie de la diversitĂ© humaine et doivent ĂȘtre reconnues/acceptĂ©es.
đ RĂ©gulation et adaptation
- Stimming / Stims : gestes ou sons rĂ©pĂ©titifs servant Ă sâauto-rĂ©guler (balancements, tapotements, fredonnementsâŠ).
- Masking / Camouflage : masquer ses traits autistiques pour sâadapter socialement, souvent au prix dâune grande fatigue.
- Shutdown : crise interne de retrait, mutisme ou immobilité aprÚs surcharge.
- Meltdown : crise externe dâexplosion Ă©motionnelle violente aprĂšs surcharge.
- Burn-out autistique : effondrement prolongĂ© des capacitĂ©s Ă cause dâune surcharge ou dâun masking intensif.
đŹ Modes de communication
- Infodumping : transmettre dâun coup une grande quantitĂ© dâinformations passionnĂ©es sur un sujet dâintĂ©rĂȘt.
- Double empathie : théorie selon laquelle les difficultés de communication viennent autant des autistes que des non-autistes.
- Alexithymie : difficulté à identifier et exprimer ses émotions.
đ Les intĂ©rĂȘts
- Hyperfocus : concentration intense et durable sur une activité ou un projet.
- IntĂ©rĂȘts spĂ©cifiques : centres dâintĂ©rĂȘt trĂšs intenses et envahissants, jouant un rĂŽle majeur dans la vie de la personne autiste.
Tout ce jargon, câest mettre des mots lĂ oĂč il nây en a pas. Pour beaucoup dâautistes, câest rendre visible une rĂ©alitĂ© souvent invisible. Ils nous permettent de nous comprendre entre nous et de nous faire comprendre par notre entourage.


